« Il n’en manque qu’un seul », a lancé Thierry Ascione, ce mardi, lors de la conférence de presse de présentation du Grand Prix Auvergne‐Rhône‐Alpes (du 18 au 25 octobre à la LDLC Arena), au moment d’évoquer le plateau de joueurs et la forte présence des Français (six dont Ugo Humbert, Arthur Rinderknech, Luca Van Assche, Arthur Gea, Gaël Monfils et le jeune Félix Balshaw.

Il faut dire que ne pas voir Arthur Fils sur le fascicule de présentation de l’ATP 250 lyonnais en a surpris plus d’un, à commencer par les journalistes présents dans la salle de l’Hôtel de Région de Lyon.

Et sans surprise, la première question posée au directeur du tournoi concernait le numéro 1 tricolore, qui vient tout juste d’intégrer le Top 10 mondial pour la première fois de sa carrière. Mais fidèle à lui‐même, Thierry Ascione s’est montré franc et plutôt direct avec celui qui a préféré s’inscrire sur l’ATP 250 de Bruxelles, en Belgique, la même semaine…

« On a fait partie, à notre petit échelon et à notre petit niveau, de sa progression en l’ayant invité à l’Open Parc Auvergne‐Rhône‐Alpes de Lyon pour son premier titre (en 2023), j’aurais donc espéré que… mais il a préféré jouer à Bruxelles. Voilà. C’est son ambition. Les autres Français sont là. Cela ne sert pas à grand chose d’aller plus loin. C’est la première année qu’on donne une wild card à un étranger mais Stan (Wawrinka), c’est une autre histoire, c’est une fin de carrière et quelque chose de différent. Mais on a toujours aidé les Français, dont lui (Fils), Giovanni (Mpetshi Perricard) mais il a décidé d’aller jouer ailleurs la même semaine. S’il n’avait pas joué cette semaine‐là, je me serais dit que c’était un choix sportif ou stratégique mais il a préféré jouer à Bruxelles, tournoi qu’il a également déjà remporté. C’est son choix. Il n’y a pas grand chose à dire de plus », a d’abord déclaré Thierry avant d’être relancé par le même journaliste sur le sujet souvent épineux de la garantie financière.

Alors, Arthur Fils a‑t‐il été trop gourmand ? Réponse du directeur : « Il faut lui demander, on n’est même pas passé par l’étape où l’on parle de la gourmandise. J’aurais bien aimé dire qu’il est trop gourmand mais je n’ai même pas atteint cette étape‐là. J’ai commencé à travailler sur le plateau en octobre 2025, peut‐être que Bruxelles avait commencé en septembre 2025, ou peut‐être qu’il n’a pas vu qu’on avait un tournoi à Lyon… ».

Publié le mardi 29 septembre 2026 à 19:04