Les détails du procès de la joueuse tchèque suspendue quatre ans pour avoir refusé un contrôle antidopage ont été mis en ligne.
Passer la publicité Passer la publicitéLa Tchèque, Marketa Vondrousova (26 ans et 122e mondiale) a été suspendue quatre ans le 22 juin dernier pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage en décembre 2025. Elle s’était défendue en assurant qu’elle souffrait d’anxiété généralisée et de stress traumatique rendant la visite à son domicile de la contrôleuse impossible. Elle avait aussi indiqué que la personne mandatée par l’International Tennis Integrity Agency pour procéder à ces tests n’avait pas présenté son identité.
L’ITIA a mis en ligne le contenu du procès qui a abouti à cette suspension. On apprend qu’une contrôleuse a été chargée d’effectuer un prélèvement sur Marketa Vondrousova entre le 27 novembre et le 10 décembre. Le contrôle a lieu le 3 décembre à 20 heures, en dehors de la fenêtre de localisation pendant laquelle les joueurs et joueuses doivent impérativement se rendre disponibles (entre 7 et 8 h pour Vondrousova) mais la Fédération internationale de tennis a fait savoir à la contrôleuse que cette procédure restait valide malgré tout.
Passer la publicitéLa joueuse refuse dans un premier temps d’ouvrir sa porte
Vondrousova constate la présence de la femme devant chez elle en début de soirée. Après avoir été avertie de sa présence via l’interphone, la lauréate du tournoi de Wimbledon 2023 envoie un message à son agent, inquiète. «Y a une connasse du dopage à ma porte», écrit-elle à Andrew Paulson. Dans la foulée, la Tchèque demande à la contrôleuse si celle-ci peut patienter deux ou trois heures, le temps de parler à son agent qui souhaite contacter la WTA.
Quelques instants plus tard, Vondrousova se décide d’aller ouvrir la porte et une discussion commence. La femme chargée de faire le test explique que tout refus de contrôle est une violation du règlement antidopage. Vondrousova se défend en indiquant que celui-ci ne pouvait se faire en dehors de la fenêtre de localisation. Elle informe donc Vondrousova de la procédure en cours et rédige un rapport avec la mention : « La joueuse refuse le contrôle en soirée car sa fenêtre est en matinée.» Vondrousova signe ce rapport mais n’ajoute aucun commentaire alors qu’elle en avait la possibilité.
Vondrousova suspendue jusqu’au 21 juin 2030
Vondrousova, qui a été contrôlée à 83 reprises au cours de sa carrière, a insisté sur le fait que la présence de l’agente en dehors de la fenêtre habituelle l’avait énormément stressée. Une explication non retenue par le tribunal estimant que ce refus de se soumettre au test était bien volontaire.
Vondrousova a tenté, le 5 décembre, de savoir qu’il était possible de réaliser un test antidopage via un laboratoire indépendant, en vain. Deux jours plus tard, une nouvelle contrôleuse est venue effectuer un test. La joueuse aux trois titres WTA a cette fois accepté. Trop tard. La procédure pour violation du règlement antidopage était déjà enclenchée. Vondrousova ne devrait pas remettre les pieds sur un court en compétition avant le 21 juin 2030.
