Le Monégasque, qui affronte ce samedi l’Argentin Sebastian Baez (53e), entame ce samedi la défense de son titre, un an après son exploit retentissant.

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C’est une tradition du Masters 1000 chinois. Une statue en terre cuite a été érigée en l’honneur du tenant du titre et Vacherot a découvert la sienne. On ne sait pas ce qu’en a pensé le Monégasque. Une certitude : il savoure son retour sur les terres de son exploit. Cet inconnu du grand public est devenu une célébrité tennistique, il y a un an. Le droitier, habitué à écumer les tournois Challenger (D2 du tennis), disputait à 26 ans, découvrait le grand monde.

Classé 204e mondial avant son épopée asiatique, Vacherot avait enchaîné neuf victoires, qualifications comprises. Il était passé d’une vie de galérien à celle de millionnaire, en doublant ses gains en carrière à Shanghai. Lui qui n’avait jamais fait mieux qu’une 110e place en juin 2024 avait fait un bond de 164 places pour atteindre le meilleur rang de sa carrière (39e).

Un sacre totalement inattendu et une finale improbable remportée contre son cousin français Arthur Rinderknech. Si Rinderknech n’a pas pu défendre ses points de l’année dernière en raison d’une blessure, Vacherot est bien de la partie. Sans pression… ou presque. « Évidemment qu’on en a parlé avec Benjamin Balleret, mon coach, et ma coach mentale Isabelle Inchauspé, pour préparer Shanghai, a confié le Monégasque à Eurosport . C’est la première fois que ça m’arrive de revenir à un endroit après avoir gagné un aussi gros titre, et avec tellement d’émotion. C’est un travail en amont. Je sais très bien que je vais redescendre au classement, je m’y suis préparé. C’est plus comment ce tournoi de Shanghai peut m’aider pour atteindre mes objectifs de fin de saison. Je vais me dire que chaque point marqué ici, ce sera pour l’année prochaine, pour d’autres moments. »

Il faut dire qu’en cas de défaite prématurée, Vacherot ne reculerait, au pire, qu’à la 33e place mondiale. Vacherot n’a pas été une étoile filante. Né en Principauté de parents français, le joueur de 27 ans, élu par ses pairs révélation masculine de la saison 2025, a confirmé que son conte de fées chinois n’était pas un exploit sans lendemain. Douze mois plus tard, il est 14e au classement ATP et a décroché ses premières victoires en Grand Chelem et atteint en avril les demi-finales à domicile du Monte-Carlo Rolex Masters et le dernier carré à Pékin la semaine dernière. Il a assumé son nouveau statut : « Après Shanghai, je suis devenu favori face aux joueurs contre qui je ne l’étais pas avant - ceux qui sont à la 70e, 60e, 50e place. J’avais une cible sur le dos et ça, je l’ai senti, a-t-il poursuivi sur Eurosport. Même les bons joueurs m’attendaient et étaient prêts à me jouer. J’ai fait tellement de matches sur le grand circuit que les grands joueurs savent comment me jouer.»

Après Shanghai, le joueur du Rocher, devenu officiellement citoyen monégasque le 25 septembre, a prévu de s’aligner à Lyon (19-25 octobre), Bâle (26 octobre-1er novembre) et au Rolex Paris Masters (2-8 novembre). Objectif : être tête de série à l’Open d’Australie 2027. Un objectif largement dans ses cordes.