La n°1 mondiale a approuvé la décision de la WTA de mettre en place des tests de genre pour valider l’éligibilité des joueuses du circuit.
Passer la publicité Passer la publicitéPrésente en conférence de presse ce lundi à la veille de son entrée en lice au WTA 1000 de Toronto, Aryna Sabalenka a apporté son soutien à la décision de la WTA de mettre en place des tests de féminité. «Biologiquement, les hommes sont beaucoup plus forts que les femmes. Ce ne serait pas juste que des femmes affrontent des hommes biologiques», a déclaré la patronne du circuit WTA.
L’organisation mondiale du tennis féminin a officialisé la mise en place d’une nouvelle politique d’éligibilité à ses compétitions depuis le 1er juillet dernier, dans le plus large cadre des Jeux de Los Angeles 2028. L’instance va désormais demander à toutes ses joueuses de se soumettre à un test génétique de dépistage du sexe biologique, afin de vérifier leur éligibilité sur le circuit.
«Préserver l’équité sportive»
«Je pense qu’il est très important de préserver l’équité», a ajouté Aryna Sabalenka, qui pourrait perdre sa place de n°1 mondiale au terme du WTA 1000 de Toronto. La décision de rendre obligatoire ces tests est parfaitement légitime pour la Biélorusse, qui a visiblement attendu son officialisation. «Je pense que cela leur a pris un peu de temps pour prendre cette décision, mais je la soutiens (...) Si nous devons toutes être testées, je serais heureuse de le faire. C’est tout à fait équitable, alors gardons les choses ainsi», a-t-elle conclu à ce sujet.
Si le test de genre se révèle négatif, la joueuse sera donc autorisée à prendre part aux compétitions de la WTA. Dans le cas inverse, celle-ci sera suspendue, «dans l’attente d’une évaluation complémentaire». Dans le passé, une seule femme transgenre, l’Américaine Renée Richards, a pu s’aligner sur le circuit dans les années 1970 suite à une décision de justice.
La question des tests de féminité secoue le monde du sport à l’approche des Jeux de Los Angeles en 2028. Citée par L’Equipe, l’ancienne ministre des sports Amélie Oudéa-Castera, par ailleurs ancienne joueuse de tennis de haut niveau avait dénoncé cette nouveauté. «Je trouve que ça va trop vite, alors qu’il n’y a même pas encore un début de mise en œuvre et de voies de passage identifiées», avait notamment déclaré la présidente du CNOSF.
