Détendu face aux nombreux micros, le numéro un français a confirmé, ce dimanche en conférence de presse, sa participation au tournoi.

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Avant une séance d’entraînement prévue à 16 heures sur le court 3 de la Plénitude Arena, Arthur Fils a assuré « à 100% » qu’il disputerait bien le Masters 1000. Selon lui, son abandon à Bâle, vendredi face à Taylor Fritz, relevait d’une simple mesure de précaution.

Son état physique et sa participation

« Tout va bien. Je me sens bien, le corps va bien. Depuis Bâle, je suis rentré le soir même et j’ai fait pas mal de soins. Hier (samedi), j’étais au repos. Aujourd’hui, encore des soins, puis un premier test sur le terrain cet après-midi. Tout a l’air d’être en place. Ma participation est confirmée à 100%. »

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Son abandon à Bâle

« Mon abandon n’avait rien à voir avec la perspective de disputer Masters. C’était juste pour ne pas aggraver quelque chose que je pensais avoir, par précaution. J’en ai parlé rapidement à l’équipe à la fin du set et on a pris la décision d’arrêter le match. C’était la jambe gauche, à Bâle. C’est musculaire, mais tout va bien, rien d’inquiétant. »

Sa fragilité physique présumée

« Je commence à connaître de mieux en mieux mon corps et je sais que, parfois, il ne faut pas pousser au-delà des limites. Sinon, comme l’année dernière, je repars pour huit mois (blessure au dos) et c’est très dommage. Il faut que je fasse attention, mais aussi que j’arrive à comprendre quand je peux pousser. C’est un équilibre compliqué à trouver au quotidien. Mon équipe m’aide pour ça. Il y a beaucoup de jeunes joueurs qui se blessent, avec le calendrier, les tournois, les enchaînements, les décalages horaires et les matchs à haute intensité. Je ne pense pas que ce soit seulement moi. Tout le monde a un peu le même ressenti. »

Depuis le début de la saison, j’attends de jouer à Paris. Je n’ai pas pu le faire à Roland-Garros, mais j’attends avec impatience de jouer ici.

Arthur Fils

L’impatience de retrouver le public parisien

« C’est la première année que je joue ici (à la Plenitude Arena). Je n’ai pas encore foulé les terrains, donc ça va être intéressant. Depuis le début de la saison, j’attends de jouer à Paris. Je n’ai pas pu le faire à Roland-Garros, mais j’attends avec impatience de jouer ici. Je ne sais pas si l’ambiance est aussi folle qu’à Bercy, mais la salle est immense. Avec des matchs tendus et des scores serrés, il va y avoir une très belle ambiance. Ça fait longtemps que je n’ai pas joué ici, à Paris, un an et demi, je crois. Je pense que le public aussi m’attend. La salle est immense. Jouer à Paris, devant ma famille, mes amis, à la maison, il n’y a rien de mieux. Surtout dans cette fin de saison palpitante. L’appui du public va beaucoup m’aider. »

La course à la qualification au Masters

« Je ne pense pas qu’il y ait forcément plus de pression. Il y a un peu plus d’excitation. J’essaie de voir le côté positif : j’ai 22 ans, j’ai l’opportunité de me qualifier pour le Masters, c’est très positif. Si je n’y arrive pas cette année, je le ferai les années suivantes. Il y a forcément un moment où je me qualifierai. Ce n’est pas une fin en soi, même si ce serait très bien cette année. J’ai envie et je joue bien. Je ne pense pas avoir le bras qui tremble en cette fin de saison. En indoor, les matchs sont plus serrés, plus au couteau, parce que tout le monde sert bien et retourne bien. Il y a beaucoup de tie-breaks. J’en ai joué pas mal, donc il n’y a rien d’inquiétant. »

Je n’ai jamais rêvé d’être septième mondial, j’ai toujours rêvé d’être mieux.

Arthur Fils

La place de 7e joueur mondial en approche

« Si on peut me comparer à Richie (Gasquet, 7e mondial à son meilleur), c’est très positif. On sait tous quel grand champion il a été, l’immense carrière qu’il a eue. Si j’arrive à avoir son classement à 22 ans, je suis plutôt content. Je n’ai jamais rêvé d’être septième mondial, j’ai toujours rêvé d’être mieux. Mais quand tu te lèves le matin et que tu te dis qu’il n’y a que six mecs devant toi au classement, ce n’est pas mal. Après, j’essaie d’aller chercher plus haut. »

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L’hommage à Gaël Monfils

« Mon image du tournoi, c’est Gaël, lorsqu’il sauve toutes ces balles de match contre Cilic et met la foule en folie. C’est l’une des images qui m’ont le plus marqué dans ma jeunesse. Il le mérite complètement. C’est l’un des plus grands tennismen français, une légende de ce sport, et aussi un magnifique humain. C’est bien beau d’être un bon joueur de tennis, mais être un bonhomme, c’est important. Lui, il l’est complètement. Je lui souhaite plein de bonnes choses pour son après-carrière. Avec Gaël, il y a toujours des choses intéressantes. Je l’apprécie énormément et on restera toujours en contact. Pour résumer, il a eu une carrière phénoménale. »