Samedi, le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a dénoncé les insultes racistes émises à l’égard de Coco Gauff après son troisième tour au WTA 1000 de Pékin.

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Désolant. Sortie gagnante de son troisième tour à Pékin contre la Chinoise Sun Xinran (7-5, 6-1), Coco Gauff avait révélé par la suite dans un message publié sur les réseaux sociaux qu’elle avait reçu un nombre considérable d’insultes racistes après le match.

La raison : la 4e mondiale a interrompu le jeu lors d’un point, levant la main pour se plaindre d’un panneau publicitaire qui clignotait alors que son adversaire s’apprêtait à marquer un point gagnant. Après consultation de la vidéo, l’arbitre de la rencontre a ordonné la reprise du jeu et Coco Gauff s’est finalement imposée. «Vous pouvez ne pas m’aimer ou ne pas être d’accord avec ce qui s’est passé sans pour autant être raciste», avait-elle notamment écrit.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a donc publié un communiqué appelant les joueurs, les entraîneurs et les instances sportives à s’unir contre les insultes racistes et sexistes. «Les messages racistes tels que ceux visant la joueuse de tennis Coco Gauff sur Internet sont révoltants et montrent que les athlètes noires sont spécifiquement la cible de propos virulents et d’insultes racistes. Il n’y a pas de place dans le sport pour les insultes racistes ou sexistes et les propos injurieux. Les joueuses, les entraîneurs et les instances sportives doivent prendre la défense de celles et ceux qui subissent de telles attaques, et les supporters doivent s’opposer à ceux qui entachent le sport par le racisme et le sexisme», a-t-il déclaré sur X.