Le Belge, éliminé jeudi au deuxième tour du tournoi ATP 250 de Bruxelles, a mis un terme à sa carrière devant son public après 17 saisons sur le circuit professionnel.

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Le Liégeois David Goffin, bientôt 36 ans, avait annoncé en mars dernier que ce tournoi serait son dernier. Devant 6.000 spectateurs, certains émus aux larmes, il s'est incliné face à l'Américain Alex Michelsen (6-3, 6-4), 37e joueur mondial. «C'est passé tellement vite. Je me souviens de tous les bons moments. Et voilà, on est déjà au bout. C'est difficile. Je ne peux que remercier tous ceux qui m'ont permis de réaliser cette carrière», a-t-il déclaré, sanglotant, à l'issue de la rencontre.

Le joueur belge, qui termine hors du top 500, avait atteint le 7e rang mondial en 2017 à l'époque du Big 3 Federer/Nadal/Djokovic, trois joueurs que le Wallon a épinglés à son palmarès. «Une fierté» pour ce petit gabarit (1,79 m) qui, à défaut de pouvoir compter sur un service dévastateur, s'est imposé parmi le top mondial grâce à sa vitesse de réaction, son coup d'œil ou son retour.

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«David nous a permis de croire en nos rêves. Il a ouvert des portes aux joueurs belges»

Avec lui, la Belgique a atteint à deux reprises la finale de la Coupe Davis (29 victoires pour 6 défaites individuelles) en 2015 et 2017. Il s'est par ailleurs hissé quatre fois en quarts de finale en Grand Chelem, à l'Open d'Australie 2017, Roland-Garros 2016 et Wimbledon en 2019 et 2022.

Avec six titres ATP (notamment l'ATP-500 de Tokyo), il possède le meilleur palmarès du tennis belge masculin -- il est le seul Belge à s'être qualifié pour un Masters -- alors que la relève pointe le bout du nez au plat pays avec Alexander Blockx (actuellement 27e à l'ATP), Zizou Bergs (39e) et Raphaël Collignon (55e). Pour ce dernier, «David nous a permis de croire en nos rêves. Il a ouvert des portes aux joueurs belges».

«David m'a fait aimer ce sport, ce qui m'a permis de croire aussi que c'était possible de percer au plus haut niveau. Parfois, on oublie ce qu'il a réalisé. Quand tu rentres dans le top 100, tu te rends compte à quel point c'est difficile. C'est triste qu'il arrête, évidemment, mais je pense qu'il le mérite aussi. Il faut qu'il prenne un peu de temps pour lui», a déclaré Collignon qui était aligné en double cette semaine avec son compatriote.