Nouveau numéro 1 mondial, le pongiste nippon de 19 ans a remporté une magnifique finale à Pékin face au Taïwanais Lin Yun-Ju (11-7, 11-9, 7-11, 8-11, 5-11, 11-7, 11-9).
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Au début de la semaine, les candidats à la place de numéro 1 mondial étaient nombreux. En l’absence de l’ancien détenteur du trône, le Chinois Wang Chuqin, le bal des ambitieux était ouvert. Avec, parmi eux, un certain Félix Lebrun, qui connaissait le contrat imposé pour lui : remporter le Smash de Chine. L’équivalent d’un tournoi du Grand Chelem en tennis. Un exploit qu’il avait réalisé en Suède cet été. Mais à Pékin, en quarts de finale, le Montpelliérain est tombé sur un os en la personne du Brésilien Hugo Calderano. Tout comme cela fut le cas du Japonais Tomokazu Harimoto en 8es de finale ou du Suédois Truls Moregard en quarts, tous deux éliminés sans remporter le moindre set lors de leur match respectif.
Finalement, il n’en est donc resté qu’un, Sora Matsushima, celui-là même qui venait de s’installer au sommet du «ping» mondial à seulement 19 ans. Un prodige, au jeu d’une puissance dévastatrice, mais au mental encore parfois friable. Comme il en a fait la démonstration lors de sa formidable victoire en finale du Smash de Chine ce dimanche, qui conforte son statut de nouveau leader au classement. Un succès aux forceps, face au Taïwanais Lin Yun-Ju, la valeur montante du tennis de table. Une finale que le Japonais démarrait le pied au plancher (4-1), avant d’encaisser un 4-0 de la part du Taïwanais (4-5). Mais cette réaction ne durait pas et Matsushima remportait la première manche sereinement (11-7), puis la suivante (11-9) avant de se détacher 5 points à 2 d’entrée de troisième set. Direction un succès confortable ?
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Pas du tout. Sans doute rattrapé par tous ses efforts des dernières semaines – lui qui avait avoué «ne pas se sentir au top de sa forme» après son succès en 8es de finale -, et aussi par ses sautes de concentration dont il demeure coutumier, Matsushima perdait totalement le fil et voyait son adversaire taïwanais empocher les trois manches suivantes (7-11, 8-11, 5-11) comme d’autres enfilent des perles à un collier. Et quand le Japonais se retrouvait mené 4 points à 2 au début du sixième set, avec des signes évidents de frustration, plus grand monde ne donnait cher de ses chances. Mais c’est là, dans cette résilience et ce côté ultracompétiteur, que Matsushima est allé puiser l’espoir d’une révolte.
Revenu à hauteur de Lin Yun-Ju (6-6), le Nippon allait alors réussir un tour de force impressionnant en remportant onze des douze points suivants. Une folle cavalcade qui lui permettait de revenir à trois sets partout (11-7), et de se détacher largement lors de l’ultime acte de cette finale (6-0). Le dos au mur, le Taïwanais demandait alors son temps mort et, miracle, il recollait en signant un 5-0 (6-5). Matsushima allait-il craquer ? La réponse ne tardait pas avec les deux points suivants qui tombaient dans son escarcelle (8-5). Et sur sa seconde balle de match, le Japonais pouvait pousser un énième, et ultime, cri de joie (11-9). Alors que se profile le WTT Champions de Montpellier à partir du 27 octobre, le patron, c’est lui, et pas (encore ?) Félix Lebrun.
