Le Français vise un nouveau titre en Chine, mais surtout la place de numéro un mondial. À 20 ans, le Français pourrait devenir le premier Tricolore depuis Jean-Philippe Gatien, en 1992, à atteindre ce statut.

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Au Grand Smash de Chine, qui débute dimanche pour lui, Félix Lebrun peut non seulement gagner un nouveau titre, mais aussi devenir numéro un mondial, un exploit inédit chez les pongistes tricolores depuis plus de 30 ans.

Le dernier, et seul Français à avoir atteint un tel niveau n'était autre que Jean-Philippe Gatien, légende vivante de sa discipline, en 1992.

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Désormais, Félix Lebrun pourrait bien s'attribuer à 20 ans cette place, ce qui serait par ailleurs une première tricolore depuis la création du circuit mondial WTT en 2019.

«Clairement, cela a toujours été quelque chose d'important pour moi», a-t-il avoué en conférence de presse à Pékin vendredi, à deux jours de son entrée en lice contre le Japonais Maharu Yoshimura. «Avoir une petite chance d'y parvenir d'ici la fin de l'année est un rêve qui pourrait se réaliser, mais il faut avoir des résultats exceptionnels toutes les semaines».

Peu importe le dénouement du tournoi le 11 octobre, un nouveau joueur viendra de toute façon détrôner au moins provisoirement le Chinois Wang Chuqin (8157 points), qui occupe cette place depuis plus d'un an. Le Japonais Sora Matsushima s'emparera en début de semaine de ce trône, et deviendra le premier N.1 mondial non chinois depuis plus de huit ans.

Un trône mondial en ligne de mire

Finaliste il y a un an, Félix Lebrun (N.2 mondial, actuellement 7479 points), se présentera en tête de série numéro 1 et aura à surveiller les performances de ses poursuivants: les Japonais Matsushima et Tomokazu Harimoto, et le Suédois Truls Moregard.

Dans le scénario le plus simple, une nouvelle victoire en Grand Smash (la deuxième après celui en Suède cet été) lui assurerait de se hisser en haut du classement.

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Il pourrait aussi atteindre cet objectif en cas de finale (1400 points), s'il ne s'incline pas contre l'un des trois joueurs nommés précédemment. Ou encore en cas de demi-finale, si là encore Matsushima, Harimoto et Moregard ne font pas aussi bien ou mieux que lui. Mais Matsushima ne devra pas non plus se hisser en quarts.

«Ce serait un formidable signal pour notre sport, approuve Nathanaël Molin, l'entraîneur du cadet des frères Lebrun. Il a très envie de le réaliser. Personnellement, ce qui m'intéresse est plus l'aventure qu'on va vivre dans la gagne, dans la progression. Mais je comprends que les joueurs aient envie de devenir N.1».

Dans cette quête de sommets qui débute en Chine, et se poursuivra jusqu'à la fin de saison, Félix Lebrun devra également penser à la suite, et aux championnats d'Europe de Ljubljana (11-18 octobre). Il s'y présentera en favori, un an après le sacre de son aîné Alexis Lebrun en simple, et leur titre commun en double.