Carlos Alcaraz s’est défait de son compatriote Jaume Munar, ce lundi, pour se hisser en finale de l’ATP 500 de Tokyo.
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Plus de peur que de mal. Le N.3 mondial Carlos Alcaraz s'est qualifié lundi pour la finale de l'ATP 500 de Tokyo aux dépens de son compatriote espagnol Jaume Munar (64e) malgré un jeu moins tranchant qu'à l'accoutumée et une brutale baisse de régime qui lui a coûté le premier set.
Tenant du titre à Tokyo, le septuple vainqueur de tournois du Grand Chelem s'est imposé 5-7, 6-3, 6-1 et affrontera en finale le Monégasque Valentin Vacherot (14e) ou le Tchèque Jiri Lehecka (19e). Déjà fébrile lors de son entrée en lice contre l'Américain Alex Michelsen (35e), Alcaraz a semblé en panne d'énergie durant l'essentiel des deux premiers sets contre Munar.
L'ex-N.1 mondial semblait malgré tout parti pour empocher la première manche, puisqu'il a servi pour le gain du set à 5-4. Mais Munar lui a infligé trois jeux blancs d'affilée pour virer en tête, tandis qu'un Alcaraz méconnaissable concluait le set par deux doubles fautes d'affilée. En début de deuxième set, le N.3 mondial a mis fin à une série invraisemblable de seize points perdus d'affilée et breaké Munar dès le premier jeu... avant de céder aussitôt sa propre mise en jeu (1-1).
Alcaraz a repris le service de son adversaire dès le jeu suivant et a ensuite conservé tant bien que mal son avantage jusqu'à la fin de la manche. Sorti du court à la fin du deuxième acte, l'Espagnol de 23 ans est revenu avec un autre visage, pilonnant Munar de tous côtés pour survoler le set décisif et s'offrir sa première finale depuis avril et son duel perdu contre Jannik Sinner au Masters 1000 de Monte-Carlo. La semaine suivante à Barcelone, Alcaraz s'était blessé au poignet droit, le point de départ d'une absence de plus de quatre mois.
«J’ai l’impression de souffrir à chaque premier set»
«Je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans le premier set», a reconnu le gagnant dans son interview d’après-match. «J’ai l’impression de souffrir à chaque premier set» à Tokyo, a poursuivi Alcaraz, qui avait remporté au tie-break la première manche de chacun de ses trois premiers matches dans la capitale japonaise.
«Mais je suis très content de la façon dont je reviens à chaque fois dans le match», s’est satisfait l’Espagnol. Contre Munar, «j’ai essayé de m’accrocher autant que possible. Dans le deuxième set, j’ai réalisé deux breaks qui m’ont aidé à acquérir un peu de confiance et à jouer de façon plus agressive», a développé Alcaraz. Par la suite, «je ne l’ai pas laissé prendre les commandes du match», s’est-il réjoui après sa quatrième victoire en cinq duels contre Munar.