DÉCRYPTAGE - Le Paris Saint-Germain a renversé Strasbourg à la Mainau, ce samedi (1-3). Découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction.

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Dembélé, le moteur parisien

Un Ousmane Dembélé vous manque et tout est dépeuplé. Critiqué pour ses performances en demi-teinte en championnat, le Ballon d’Or 2025 a rappelé de quoi il est capable lors de la victoire du PSG sur la pelouse de Strasbourg (1-3), ce samedi. Renverser à tout moment un match, une situation dès qu’il entre sur la pelouse (63e). Sa mission sauvetage avait pourtant mal démarré avec un pénalty manqué (72e), mais le reste se passe de commentaires. Passeur cinq minutes plus tard avec un caviar pour Zabarnyi (77e), puis buteur d’une frappe qui a transpercé la défense adverse (85e), Dembélé est le héros d’une soirée qui aurait pu virer au cauchemar. Chapeau.

Quand Paris accélère c’est fort, trop fort

Oui, tout n’a pas été parfait, loin de là. Mais quand le PSG décide de prendre les choses en main, il est presque inarrêtable. Si l’entrée d’Ousmane Dembélé a évidemment métamorphosé l’équipe, les autres entrants ont chacun été décisifs à leur façon. Achraf Hakimi, entré en même temps que Dembélé, était dans tous les bons coups, jusqu’à être à l’initiative du but de son numéro 10 (85e). Désiré Doué, qui a pris la place de Dro Fernandez (54e), a été très remuant, inscrivant même le but du K.O (93e) sans trembler. Les entrées du Marocain et du Français ont aussi redonné vie à leurs coéquipiers déjà présents sur la pelouse, à l’image de Ferran Torres, discret pendant quasiment toute la rencontre, mais qui a délivré une passe décisive pour l’ancien Rennais. Sans parler des parades décisives de Safonov qui ont maintenu son équipe en vie. Performance collective.

Harder-Reyna , un duo qui s’est montré

Conrad Harder et Giovanni Reyna ont porté l’attaque de Strasbourg et sont les symboles d’une équipe qui a été séduisante pendant une bonne partie du match. Tous les deux très actifs et tranchants, ils ont fait preuve d’une belle complicité pour poser de gros problèmes au PSG. L’Américain Reyna est même l’auteur du premier but de la rencontre (17e), sur une jolie inspiration du gauche, après s’être faufilé dans la défense parisienne. Le buteur danois a lui mis plusieurs fois Safonov à contribution, avec notamment cette tête rageuse (50e) qui a bien failli faire le break pour les Bleu et Blanc. Prometteur pour la suite de la saison.

FLOPS

Quinze minutes de trop pour Strasbourg

L’effondrement. Tout allait bien pour les Strasbourgeois jusqu’à la 77e minute. Après une prestation solide et sérieuse dans tous les secteurs, les hommes d’Hugo Oliveira ont flanché face aux attaques incessantes des Parisiens. Si le plus dur semblait être passé après le pénalty manqué de Dembélé (72e), ce n’était en réalité que le début des ennuis. Dépassés, fragiles dans tous les duels et à l’envers dans leurs placements, notamment sur les coups de pied arrêtés, les joueurs du RCSA ont sombré en quinze minutes. Terrible. Ils devront rebondir en Ligue 1 face au Stade Rennais, dimanche prochain (17h15).

Le milieu de terrain parisien, un manque de fluidité avec l’attaque

Les trois milieux de terrain du soir, Dro Fernandez, Lucas Beraldo et João Neves ne sont pas passés à côté de leur match, mais le manque de soutien pour leurs attaquants, surtout en première période, aurait pu être fatal. Kvaratskhelia, Akliouche et Ferran Torres étaient systématiquement seuls dans le secteur offensif, forcés de s’en remettre à leurs qualités individuelles. Une connexion presque inexistante qui a empêché longtemps les Parisiens de mettre en danger Jörgensen et sa défense. Mais les changements ont fait le travail et le pire a été évité pour le PSG. Soulagement.