Assistée de l’avocat Thierry Braillard, l’ancienne présidente de la Fédération des sports de glace remet notamment en cause «le fonctionnement du scrutin électronique».
Passer la publicité Passer la publicité
L'ancienne présidente de la Fédération des sports de glace Gwenaëlle Noury, battue par Philippe Candeloro en juin dernier, continue de contester la régularité du scrutin, a-t-elle annoncé vendredi dans un communiqué.
L'ex-dirigeante avait déjà saisi la Commission de surveillance des opérations électorales de la FFSG en juillet dernier, un recours resté sans réponse pour le moment. Cette fois, elle a porté l'affaire devant le Comité olympique (CNOSF) pour contester, dit-elle, «les conditions dans lesquelles s'est déroulé le scrutin du 27 juin 2026».
Passer la publicité
L'ancien patineur Philippe Candeloro, double médaillé olympique, a été élu aux dépens de la présidente sortante à l'issue d'un scrutin particulièrement serré. Selon les résultats publiés, il a réuni 493 suffrages au deuxième tour contre 449 en faveur de Gwenaëlle Noury, soit une différence de seulement 44 voix.
Assistée de l'avocat Thierry Braillard, ancien ministre des Sports, l'ex-dirigeante remet notamment en cause «le fonctionnement du scrutin électronique». «Un élément mérite une attention particulière: le prestataire du système de vote a reconnu par écrit qu'au moins 18 voix avaient été exprimées, lors du second tour, sur la page correspondant au premier tour. Ces votes, correspondant à des candidats qui n'étaient plus en lice, ont ensuite été considérés comme nuls», fait-elle valoir auprès du CNOSF.
«La question n'est donc pas de savoir si ces 18 voix auraient bénéficié à l'un ou l'autre des candidats. La vraie question est de savoir s'il est possible d'affirmer que ce dysfonctionnement est resté limité à ces seules voix.» «Lorsqu'une élection se joue à 44 voix, chaque club doit avoir la certitude que son droit de vote a pu s'exercer pleinement et que le résultat proclamé reflète fidèlement la volonté collective des électeurs», a-t-elle encore argumenté.
