DÉCRYPTAGE - Les clubs de football continuent d’attirer de nouveaux actionnaires, parfois des milliardaires, malgré la crise qui agite le milieu. Être rentable n’a pourtant rien d’évident.

Passer la publicité

« Au HAC, on se démerde. Vraiment, c’est de la démerde. On fait extrêmement attention à tout, on réduit au maximum tout ce qu’on peut réduire en matière de dépenses. » Jean-Michel Roussier, président du Havre, s’épanchait ainsi auprès du Figaro sur l’austérité qui frappait le football professionnel français, surtout après le fiasco des droits TV, censés être une importante source de revenus pour les clubs de Ligue 1 et de Ligue 2. Depuis la pandémie de Covid-19, le milieu peine à sortir de la crise. Ce ne sont pourtant pas les investisseurs qui manquent.

Depuis 2020, neuf des dix-huit clubs actuellement dans l’élite ont changé de propriétaire (et huit sur dix-huit en Ligue 2). Pourquoi ? Pour l’amour du sport, du football ? Pour y vivre des émotions fortes ? « Les Arnault et Niel ont réussi leur business et viennent dans le foot pour ce petit pourcentage d’émotion et d’excitation », nous disait l’homme d’affaires Luc Dayan à propos des nouveaux patrons du Paris FC…