Pour la première fois, la Ligue Nationale de Rugby a publié le détail de la redistribution de ses revenus par club professionnel.
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À la fin de chaque saison, la LNR répartit les revenus générés par les championnats aux clubs professionnels (Top 14 et Pro D2) suivant trois principes : la solidarité ; la méritocratie sportive ; les incitations à l’investissement dans la formation et les infrastructures. À l’issue de la saison 2025-2026, 126,5 millions d’euros (85,6 M€ pour les clubs de Top 14, 37,8 M€ pour ceux de Pro D2) ont ainsi été redistribués.
Pour rappel, lors de la saison 2025/2026, la LNR a engrangé 190 M€ de revenus issus principalement des droits audiovisuels, du marketing, des revenus de matchs et des versements de l’EPCR issus des compétitions européennes. Sur ce total, 144 M€ sont réinjectés. En plus des 126,5 M€ de distribution nette, 14,5 M€ vont vers les parties prenantes (FFR, sport amateur au travers de la taxe dite « buffet » sur les droits audiovisuels, financement des syndicats) et 3 M€ au titre du remboursement d’un emprunt garanti par l’État lors de l’interruption des championnats en 2020 pendant la crise sanitaire. Le solde est consacré au financement des compétitions (9 % des revenus), à l’exécution des contrats commerciaux (8 %) et au fonctionnement de l’institution.
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Pour la première fois, la LNR a rendu public le détail de la redistribution par club afin «de rendre plus lisible le fonctionnement d’un modèle économique singulier». La clé de répartition - 70 % pour le Top 14 et 30 % pour la Pro D2 – «traduit un choix assumé». Elle est en effet plus favorable aux 16 clubs de deuxième division qu’une «répartition strictement mécanique des revenus générés par les droits audiovisuels, les partenariats ou les phases finales».
«Ce choix structurel contribue à faire de la Pro D2 un championnat professionnel solide, attractif et compétitif, indispensable au maillage territorial, à l’émergence des talents et à la performance globale du rugby français» Une solidarité également appliquée entre les clubs d’un même championnat, chacun bénéficiant d’un socle fixe et égalitaire. Ce montant s’élève, en moyenne, à 3,2 M€ par club en Top 14 et à 1,4 M€ par club en Pro D2.
À cette somme s’ajoute la prime à la méritocratie sportive, qui englobe les résultats dans la durée (classement dans le championnat domestique sur les cinq dernières saisons) et la contribution aux équipes de France. La prime aux résultats s’élève à 2,3 M€ pour le Stade Toulousain pour descendre à 600.000 euros pour le relégué, Montauban.
6,1 M€ redistribués en moyenne par club de Top 14
Concernant la redistribution pour les clubs mettant des joueurs à disposition des sélections nationales – pour rappel, à hauteur de 1900 € par jour de mise à disposition pour le XV de France -, là aussi Toulouse est le grand gagnant (1,7 M€) devant l’UBB (900.000 euros) et Pau (800.000 euros). La part liée à la méritocratie sportive représente 27,3 M€ en TOP 14, soit 33 % de la redistribution.
Reste enfin la redistribution liée au stade et à la formation, «un levier d’incitation à l’investissement dans les priorités stratégiques du rugby professionnel français». Le temps de jeu des joueurs issus de leur propre centre de formation (JIFF) permet ainsi de toucher entre 1 M€ (encore Toulouse) et 300.000 euros (Montpellier). Concernant le stade, le critère retenu est la qualité des infrastructures.
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En fin de compte, la redistribution de la LNR aux clubs de Top 14 représente 6,1 M€ en moyenne par club. Mais avec de vraies disparités entre le Stade Toulousain (8,6 M€) et Perpignan, qui ferme la marche avec seulement 4,9 M€. L’écart est beaucoup moins grand en Pro D2 où la redistribution est, en moyenne, de 2,4 M€ par club (le promu, Vannes, a perçu 3 M€).