Un site malveillant spécialisé dans le vol de données a piraté les données du club parisien et exige une rançon pour ne pas divulguer ces documents sur internet.

Passer la publicité Passer la publicité

Des pièces d’identité de 18 joueurs déjà publiés sur le web afin de prouver la cyberattaque. Et une demande de rançon, avec une date butoir fixée au 15 août, pour ne pas divulguer l’ensemble des documents extorqués. Le Stade Français Paris est l’objet depuis 48 heures d’une tentative d’extorsion, comme Le Figaro en a fait état en début d’après-midi, de la part du groupe de cybercriminalité Qilin.

Dans un communiqué publié ce jeudi en fin d’après-midi, le club de rugby évoluant en Top 14 «confirme avoir subi une cyberattaque ayant affecté une partie de son système d’information». Et de préciser que, «dès la découverte de cet incident», il a «activé son dispositif de gestion de crise avec l’appui d’experts indépendants en cybersécurité.»

«Des mesures immédiates de confinement, d’investigation et de restauration ont été mises en œuvre afin de sécuriser les systèmes concernés et d’assurer la continuité des activités. (…) Le club précise que les sites marchands (billetterie et boutique en ligne) ne sont pas concernés par l’attaque et fonctionnent normalement, de manière sécurisée.»

«Établir précisément la nature des informations concernées et identifier toutes les personnes impactées»

Le Stade Français, qui a déposé plainte, confirme avoir «pris connaissance de la publication sur Internet d’un échantillon de données attribué aux auteurs de cette attaque. Les investigations techniques se poursuivent afin d’établir précisément la nature des informations concernées et d’identifier toutes les personnes susceptibles d’être impactées.»

Quant à la demande de rançon, les dirigeants de l’équipe parisienne se refusent à tout commentaire. «Afin de préserver les intérêts du club, de toutes ses parties prenantes et de ne pas interférer avec les actions engagées, le club ne commentera ni les communications des auteurs de cette attaque, ni les informations relayées par des tiers.»

Le SFP s’engage cependant «à communiquer de manière transparente dès que des informations vérifiées pourront être partagées.»