L’Afrique du Sud affronte la Nouvelle-Zélande, samedi à Baltimore, pour le quatrième et dernier match de la tournée événement entre les deux meilleures nations du monde.
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Un dernier choc pour boucler la série. Jasper Wiese, le surpuissant numéro 8 des Springboks, se réjouit de retrouver les All Blacks, samedi à Baltimore, pour le quatrième et dernier match de la tournée événement baptisée «Rugby’s Greatest Rivalry» (la plus grande rivalité du rugby), alors que l’Afrique du Sud mène 2-1. Le troisième-ligne sud-africain, adepte des affrontements très physiques et impressionnant lors des trois premiers affrontements, assume son rôle de perforateur : «Le combat physique, c’est toujours ce que je préfère. Parfois, vous êtes dominé, parfois vous dominez. Vous ne gagnerez pas chaque contact.» Et d’ajouter, après trois semaines de confrontations intenses : «Je suis toujours courbaturé après le match, mais vous prenez quelques antidouleurs le dimanche, vous remettez le corps en route le lundi. Puis vous recommencez.»
Les All Blacks seront privés de leur capitaine Ardie Savea, victime d’une luxation de l’épaule lors de la victoire sud-africaine (29-24) à Soweto le week-end dernier. «Ardie est un pilier majeur de leur équipe, mais je ne pense pas que notre préparation change beaucoup, estime Wiese. Les autres troisièmes lignes sont tout aussi expérimentés que lui et ont également disputé de grands matches. Nous respectons tous nos adversaires. » Le numéro 8 s’attend surtout à une réaction néo-zélandaise : «Ils vont être désespérés pour ce match, nous le savons. Ils vont sortir les armes ce week-end.»
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«Le sport n’est pas aussi important ici, mais ceux qui seront dans le stade verront un match avec du cœur»
Wiese reconnaît par ailleurs que l’accueil à Baltimore n’a rien à voir avec celui réservé aux Springboks à Pretoria ou Auckland : «Nous n’avons pas passé beaucoup de temps en dehors de l’hôtel. Quelques personnes nous ont reconnus, pas forcément moi, mais les gars avec qui je marche.» Il espère néanmoins que le dernier test permettra de faire découvrir le rugby au public américain : «Le sport n’est pas aussi important ici (qu’en Afrique du Sud), mais ceux qui seront dans le stade verront un match avec du cœur.»
