La FFR a inauguré ce mercredi son nouveau centre national à Pantin. Il complétera celui de Marcoussis.

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Du nouveau. La Fédération française de rugby (FFR) a inauguré mercredi son nouveau centre national (CNR) à Pantin, qui complétera celui de Marcoussis et doit servir au développement du sport en Seine-Saint-Denis.

Le projet, construit sur les bases de l'ancien stade Raoul-Montbrand et dans le quartier du Fort d'Aubervilliers en pleine recomposition, a coûté 34 millions d'euros. Il se compose de trois terrains, dont un avec une tribune couverte de 660 places, des salles de séminaire, des bureaux, un internat d'une trentaine de chambres… Opposant de longue date à cette reconstruction initiée par Bernard Laporte, alors à la tête de la FFR, l'actuel président Florian Grill a reconnu que cette inauguration avait «une saveur un peu particulière», alors que la fédération a saisi la justice sur plusieurs modalités de cette opération en 2025.

«Je n'ai jamais caché que j'aurais probablement fait des choix un peu différents sur l'ampleur de l'investissement, particulièrement compte tenu de la situation financière que nous avons trouvée à notre arrivée à la fédération, mais aujourd'hui le débat n'est plus là», a-t-il assuré dans son discours. L'exploitation du CNR représentera un déficit de l'ordre de 1,5 million d'euros par an selon lui. «Les comptes de la fédération sont redressés, ce lieu existe, on est finalement parvenu à le financer (...) c'est un endroit magnifique et notre responsabilité est désormais d'en faire un lieu extrêmement utile au rugby français», a-t-il dit.

«Il n'y a pas assez de terrains de rugby à Paris en première couronne», a-t-il souligné, «il y a 2.000 clubs de rugby en France, il y a 13.000 clubs de foot: le problème n'est pas de donner envie de faire du rugby, c'est qu'il n'y a pas un endroit de proximité où en faire.» Le CNR servira à plusieurs équipes de France, notamment les moins de 20 ans et permettra de désengorger, en période de Six nations notamment, le centre historique à Marcoussis (Essonne), qui reste le camp de base des XV de France masculin et féminin.

Le club de la ville, mais aussi les Louves de Bobigny, en première division féminine, s'y entraîneront aussi. Le terrain est détenu par le département, qui a contracté ue convention de 70 ans avec la FFR. «Le CNR Pantin doit être un lieu ouvert. Ici, ce n'est pas Fort Knox», a également mentionné Florian Grill, citant les sixièmes locaux nationaux de l'École des XV, association luttant contre le décrochage scolaire.