LE SCAN SPORT - La scène a sidéré les 60.000 spectateurs du DHL Stadium. Deux avions ont survolé samedi l’enceinte à très basse altitude, quelques minutes avant le choc entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande.
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Il fallait lever les yeux pour mesurer l’irréalité de la scène. Quelques minutes avant le coup d’envoi du choc entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande, deux avions ont survolé à très basse altitude le DHL Stadium du Cap, donnant l’impression de raser les tribunes. Les deux appareils, des Embraer de la compagnie sud-africaine Airlink, sont passés au-dessus de l’enceinte devant près de 60.000 spectateurs médusés.
La séquence, spectaculaire au point de sembler tout droit sortie d’une vidéo générée par IA, est rapidement devenue virale. Selon les données communiquées par les autorités aériennes sud-africaines, l’un des appareils ne serait passé qu’à 12 mètres de la partie la plus haute du stade, dont le toit culmine à une cinquantaine de mètres. De quoi donner aux images une allure particulièrement vertigineuse.
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Pourtant, ce ballet aérien n’était pas improvisé. Le survol du stade s’inscrit dans une tradition associée aux grands rendez-vous des Springboks, qui remonte notamment à la Coupe du monde 1995 organisée en Afrique du Sud. Reste que, vu depuis les tribunes, le passage des deux avions avait tout d’un spectacle hors norme.
Sur les réseaux sociaux, certains internautes ont d’ailleurs imaginé le pire en découvrant les images, tant la proximité avec l’enceinte est saisissante. Le match s’est d’ailleurs conclu par une revanche des Springboks, à domicile, 33-26, permettant à l’Afrique du Sud de revenir à 1-1 dans la tournée appelée la «Rugby’s Greatest Rivalry» (la plus grande rivalité du rugby). Le survol d’un stade avant un grand match des Springboks est devenu une tradition du rugby sud-africain, et elle remonte à la finale de la Coupe du monde 1995 à l’Ellis Park de Johannesburg, quand l’Afrique du Sud avait remporté son premier titre mondial, face à la Nouvelle-Zélande, sous les yeux de Nelson Mandela.
