Le trois-quarts centre de l’ASM s’est vite imposé en Auvergne. Un atout face au Leinster, ce samedi. Avant de partir en fin de saison pour un nouveau défi.
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Un enfant de la balle
Son patronyme est déjà connu dans le milieu du rugby français. Son père, David Darricarrère, a fait une belle carrière dans les clubs d’élite. Formé à Mont-de-Marsan en même temps qu’un certain Thomas Castaignède, il est considéré comme un grand espoir. Au point de signer son premier contrat avec… le Stade Toulousain en 1993. Une saison et puis s’en va, la rude concurrence ne lui offrant qu’un faible temps de jeu. Il rejoint alors Castres, où il peine également à s’imposer. Il portera ensuite les couleurs de Narbonne, sans plus de réussite, avant de revenir dans son club formateur, le Stade Montois.
Il met fin à sa carrière en 2006 pour embrasser la carrière d’entraîneur. D’abord au Stade Rochelais, puis à Dax, Agen, Castres, Biarritz, Brive… Il intégrera même le staff des Bleuets en 2018-2019. Le 19 mai 2024, Clermont reçoit Castres et le fils inscrit un essai contre Castres, où son père fait partie du staff. «Je suis content car je sais qu’il a un peu les boules. Donc c’est cool», s’amusera Léon en conférence de presse. Ajoutant qu’il apprécie toujours autant d’échanger avec son paternel.
Léon a (déjà) beaucoup bourlingué
Dans les valises de son géniteur, Léon a déjà enfilé beaucoup de maillots. Le Stade Rochelais de 5 à 7 ans, le Stade Montois (2011-2013), le Castres Olympique (2013-2016), à nouveau Mont-de-Marsan (2016-2021) avant de rejoindre, en 2021 (il a alors 17 ans), le centre de formation de l’ASM. C’est à Clermont qu’il commence sa carrière professionnelle deux ans plus tard. Au terme de cette saison, le trois-quarts centre va de nouveau changer de club : il s’est engagé avec le Rugby Club Toulonnais où il s’est engagé pour trois saisons. Déclenchant la colère des dirigeants auvergnats face à son refus d’activer sa troisième année en option.
Sitôt lancé, sitôt installé en Top 14
Lors de la saison 2023-2024, les blessures d’Irae Simone et de Pierre Fouyssac poussent le staff clermontois à le lancer dans le grand bain. Une chance que Léon va saisir. Dès sa première saison, il dispute 23 matchs, dont 16 comme titulaire. Puis 17 (dont 14) la saison suivante, 18 (17) en 2025-206. Et déjà quatre titularisations cette saison. Soit 62 rencontres disputées avec les Jaunards, pour 10 essais inscrits.
Formé comme troisième ligne et passé par le 7
Si, désormais, Léon Darricarrère joue uniquement au centre (indifféremment 12 ou 13), il a débuté, gamin, au poste de troisième ligne. Il a ensuite évolué à l’arrière avant de se fixer définitivement à son poste actuel. Pour compléter son bagage, le Clermontois a également touché au 7. À son palmarès, le titre de champion d’Europe à 7 des moins de 18 ans en 2022.
Dans les radars de Galthié
En juin 2024, Léon Darricarrère, alors tout juste âgé de 20 ans, est retenu par le sélectionneur du XV de France pour la tournée des Bleus en Argentine. Il sera aligné pour le «match de semaine» contre l’Uruguay, qui ne compte pas pour une sélection. Fabien Galthié le convoque à nouveau à Marcoussis en novembre 2024 pour préparer le match contre le Japon. Pour lequel il n’est finalement pas retenu. En février 2025, son nom apparaît dans la liste premium du XV de France. Et, en juin 2025, le centre clermontois est retenu dans le groupe pour la tournée estivale en Nouvelle-Zélande. À nouveau en vain. Il attend donc toujours d’honorer sa première sélection sous le maillot bleu…
