La Nouvelle-Zélande participe à sa première véritable tournée en Afrique du Sud depuis 30 ans, renouant avec l’une des traditions historiques du rugby tout en cherchant à en faire une compétition sportive lucrative.
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Le nouveau sélectionneur des All Blacks, Dave Rennie, estime que la série de quatre test-matches à venir contre les Springboks, doubles champions du monde, constitue un défi encore plus relevé qu’une campagne de Coupe du monde. Après trois succès convaincants contre les Stormers, les Sharks et les Bulls, la Nouvelle-Zélande retrouve l’Afrique du Sud samedi à Ellis Park de Johannesburg, pour le premier acte de cette tournée intitulée «Rugby’s Greatest Rivalry» (la plus grande rivalité du rugby), avant un deuxième test au Cap le 29 août, puis deux autres à Johannesburg et Baltimore (États-Unis) les 5 et 12 septembre.
«Nous sommes pleinement conscients de la qualité de l’équipe que nous allons affronter et de la pression qu’elle va exercer», a déclaré Rennie à Johannesburg. «La montée défensive sera certainement beaucoup plus élevée que lors de tous les matches que nous avons disputés. Et l’intensité sera également supérieure. C’est beaucoup plus difficile qu’une Coupe du monde. Mais c’est formidable, non ? Nous allons certainement beaucoup apprendre pendant cette tournée, il ne fait aucun doute qu’elle est difficile.»
Le technicien kiwi apprécie néanmoins l’énorme enjeu de ces confrontations très attendues. «Il y a beaucoup d’énergie, beaucoup d’excitation. Nous parlons de cette tournée depuis longtemps. Pour les 23 joueurs qui auront la chance de jouer, ce sera une occasion énorme», a-t-il ajouté. Face aux doubles champions du monde, Rennie met l’accent sur la nécessité pour ses joueurs d’être particulièrement précis dans leur exécution et de ne pas laisser aux Sud-Africains le temps de s’installer dans leur camp.
