Casse du moteur, de safran, quête de sponsors et une assurance a minima de son bateau, le marin guadeloupéen de 40 ans Rodolphe Sepho a surmonté les galères pour s’élancer avec son voilier de Saint-Malo dimanche.

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Dans le bassin Vauban de Saint-Malo, Rodolphe Sepho et sa petite équipe de bénévoles s’activent. Ça bricole, ça trie et ça range dans des caisses dans la joie et la bonne humeur. Rien ne semble entraver le moral de la petite escouade qui touche enfin au but après de longs mois passés à franchir les obstacles et faire des sacrifices, le Guadeloupéen sera bien au départ de la mythique Transatlantique à la barre de Rêve de large 5 dans la catégorie Class40, celle des voiliers d’une douzaine de mètres de long. «À 13h02 quand je couperai la ligne de départ, ce sera déjà ma victoire sachant d’où nous sommes partis», résume l’Antillais de 40 ans dont la dernière galère date d’il y a quelques jours. « Il y a un peu plus d’une semaine j’ai cramé mon moteur. 10.000 euros à sortir. C’est la poisse », sourit cet éternel optimiste qui a puisé dans ses finances personnelles pour régler l’imprévu.

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