PORTRAIT - Le fils du marin qui a disparu le 14 novembre 1986 a relevé le défi de la transatlantique en hommage à son paternel. Et il est en tête de sa catégorie.

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« Je me suis rapprochée, j’ai appelé et j’ai crié pour voir si Loïc était à l’intérieur, mais il n’y avait personne à bord. » Le 15 novembre 1986, Florence Arthaud annonce la mauvaise nouvelle. Le dernier espoir de retrouver Loïc Caradec vivant s’envole avec la découverte du maxi-catamaran Royale II par la navigatrice venue à sa recherche. Le bateau gît, retourné et vide. Victime d’un chavirage dans le golfe de Gascogne frappé par une terrible tempête, le marin de 38 ans disparaît à jamais dans des circonstances non élucidées. Il est le deuxième navigateur à être emporté par la mer au cours de la Route du Rhum, après Alain Colas, en 1978.

Lorsqu’il apprend le chavirage de son père la veille, Tanguy Caradec n’a que 6 ans. « Ma première réaction a été de me dire : “Le bateau s’est retourné, on va aller le récupérer et il va rentrer à la maison” », explique-t-il, quarante ans plus tard. Mais la découverte du géant des mers vide met fin aux espoirs. Enfin presque : « Je me…