De retour en forme après son titre à Vienne, le numéro 3 mondial espère enfin briller dans le Masters 1000 parisien, où il n’a jamais dépassé les quarts de finale.
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Déjà double lauréat de Roland-Garros, Carlos Alcaraz connaît moins de réussite au Rolex Paris Masters. Doux euphémisme. En cinq participations, l’Espagnol n’a jamais dépassé les quarts de finale. Pour sa première à Nanterre, la saison dernière, il était même tombé de haut, éliminé d’entrée par Cameron Norrie. En conférence de presse, le prodige de 23 ans a tenté d’expliquer ces rendez-vous manqués. « C’est un peu étrange, au regard de ce que j’ai fait dans les autres tournois. J’ai parfois bien joué ici… Y a-t-il une raison particulière à cela ? Je n’en suis pas sûr. Certaines années, je suis arrivé sans me sentir à 100%, surtout mentalement. D’autres années, je me sentais bien, j’avais vraiment envie d’être ici et de jouer à mon meilleur niveau, j’étais enthousiaste à l’idée de disputer ce tournoi, puis j’ai fini par perdre au premier ou au deuxième tour sans bien jouer. Il n’y a donc pas de raison particulière. Je suis convaincu qu’un jour je réussirai un très beau tournoi ici, que j’y retrouverai les sensations que je recherche. Et cela arrivera plus tôt que tard. »
Pour être honnête, je n’en garde pas de très bons souvenirs.
Alcaraz, à propos de sa défaite contre Hugo Gaston
Le Murcien reste particulièrement marqué par sa défaite en huitièmes de finale contre Hugo Gaston, en 2021. « Pour être honnête, je n’en garde pas de très bons souvenirs. Cela a été un moment difficile pour moi. Je dirais que c’était la première fois que je ressentais vraiment la pression extérieure. Je ne vais pas dire que les spectateurs avaient tort ou raison. Ils soutenaient leur joueur, ce qui est normal. Mais la leçon que j’en ai tirée, c’est de ne pas répondre au public, de rester concentré sur moi-même et sur ce qui se passe sur le court. Et d’essayer de ne pas laisser ce soutien, cette énergie, affecter mon jeu ou m’atteindre mentalement. Je me souviens très bien de ce match en 2021 : j’ai ressenti la pression, j’ai accusé le coup et cela a été difficile. Mais j’en ai beaucoup appris et cela m’a beaucoup fait grandir. »
C’est un tournoi dans lequel j’ai vraiment envie de briller un jour.
Carlos Alcaraz
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Depuis, Alcaraz a grandi. Vite, très vite. Devenu numéro un mondial en 2022, à 19 ans, il a notamment remporté sept titres du Grand Chelem. Sa saison 2026 est toutefois moins prolifique que les deux précédentes. Trahi par son physique, l’Espagnol a été éloigné des courts de fin avril à fin août en raison d’une blessure au poignet. Mais il semble avoir retrouvé son élan. Impressionnant à l’ATP 500 de Vienne, où il n’a pas concédé le moindre set, Alcaraz a décroché dimanche son quatrième titre de l’année, après l’Open d’Australie, Doha et Pékin. « Évidemment, gagner apporte beaucoup de confiance. Et, pour être honnête, c’est un tournoi dans lequel j’ai vraiment envie de briller un jour. J’arrive donc cette semaine avec le titre à Vienne, après avoir accumulé de l’expérience, du rythme et de la confiance. J’espère simplement produire du très bon tennis et évoluer à un très haut niveau cette semaine. Je suis enthousiaste et impatient de disputer mon premier match. » Son premier adversaire, Alex Michelsen, est prévenu.
