Observateur attentif du circuit, Andy Roddick analyse souvent l’actualité du circuit dans son podcast Serve With Andy Roddick. Récemment, le champion de l’US Open 2003 est revenu sur la refonte du jeu de Novak Djokovic en fin de carrière.

Il est vrai que le Serbe est plus agressif et tente de raccourcir les échanges pour préserver son capital physique dans les tournois. Une stratégie que relève l’Américain, en la comparant au jeu de fin de carrière de Roger Federer, toujours autant fantaisiste dans son tennis.

« Le SABR, c’était un peu le cirque. Roger le faisait et c’était marrant, mais est‐ce qu’on l’a vraiment vu le faire plus d’une fois ? Un set sur trois, ce n’était pas quelque chose sur lequel on pouvait compter tout le temps. Novak a déjà procédé à des ajustements. Son deuxième service est plus puissant, il vise le corps. Il ne défend plus aussi bien dans les coins. On le voit peut‐être commettre davantage de fautes. C’est parce qu’il essaie de prendre l’initiative plus souvent. Ce n’est pas aussi fou que le SABR, où on attendait tous simplement qu’il agisse. Novak use du service vollée bien plus qu’avant. Tous les joueurs qui excellaient en défense perdent un peu de vitesse. Comment compenser cela ? En prenant l’initiative et en jouant moins en défense. Comment y parvenir ? En frappant plus fort depuis la ligne de fond », a commenté l’ancien numéro un mondial dans des propos rapportés par TNT Sports.