Le nouveau sélectionneur devrait poursuivre la rupture enclenchée avec ses choix pour son premier match contre la Turquie vendredi soir en Ligue des nations.
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Mardi, devant près de 250 supporters acquis à sa cause, Zinédine Zidane est arrivé vingt minutes après tous ses joueurs et son staff. Du retard ? Le choix du roi ? Pas du tout. Le nouveau sélectionneur a eu la délicatesse de laisser passer ce laps de temps pour que ses troupes - sans Kylian Mbappé, malade et exempté de l’entraînement - profitent d’un moment d’échanges avec les fans de la sélection. Entre photos et autographes.
Pendant quelques secondes, dans l’attente du début de séance, les joueurs se sont regardés, comme s’ils ne savaient que faire. Une fois arrivé, «ZZ» a accaparé tous les regards, les tribunes n’en avaient que pour lui. Cette scène du nouveau quotidien des Bleus témoigne des petits changements que les habitués (joueurs et suiveurs) découvrent en ce début de rassemblement. Et ce n’est que le début.
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Zidane ne parle pas publiquement de rupture, mais dans les faits les changements sont là
S’il a du mal à assumer publiquement son désir de rupture, pour ne pas froisser l’équipe précédente et un Didier Deschamps qu’il n’a pas appelé depuis leur chassé-croisé à la tête de la sélection, Zinédine Zidane veut clairement tout changer. De la cave au grenier. Staff, organisation, mode de fonctionnement en interne, communication, le nouveau patron des Bleus assume en privé sa volonté d’entamer une nouvelle ère avec des idées différentes de celles de son prédécesseur. Et il sait une chose : cela passera avant tout, au-delà des belles paroles, par le terrain. Rien d’autre. Dans ce domaine, les premières séances à Clairefontaine ont dévoilé quelques pistes.
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Face à la Turquie vendredi soir (20h45, TF1), lors de la première journée de la Ligue des nations, les Bleus pourraient évoluer en 4-3-3, le système préféré de Zidane, qu’il avait utilisé notamment pour gagner trois Ligues des champions avec le Real Madrid entre 2016 et 2016. Lors de l’entraînement mardi, deux trios au milieu se sont succédé : Rabiot, Da Cunha et Cherki, puis Camavinga, Koné et Akliouche.
Avec la volonté assumée et répétée d’associer intensité et technicité dans un secteur de jeu qui s’est fait dévorer par l’Espagne en demi-finale de la coupe du monde à Dallas. Zidane l’a vu. Le sait. Et ne veut pas que cela se répète. Il veut imposer sa patte au milieu de terrain et réfléchit, avec son staff, à l’identité de sa pointe basse pour débuter son mandat. Un choix symbolique.
Da Cunha, la trouvaille de Zidane en pointe basse ?
Deux options lui font face. Manu Koné ou Lucas Da Cunha. Le milieu de la Roma, trouvaille de Didier Deschamps et suivi par Chelsea ainsi que l’Inter Milan cet été, s’avance avec des qualités athlétiques indéniables, du volume et une capacité à résister à la pression. Il est aussi tout à fait capable d’évoluer un peu plus haut et d’apporter sa puissance et son punch à un poste de relayeur. Dans ce cas, la cote du milieu de terrain de Côme, Lucas Da Cunha, l’un des six bizuths, remonte en flèche. Utilisé à ce poste à l’entraînement, l’ancien Niçois a été particulièrement guidé par Zidane, jamais très loin du jeu.
Cherki, un nouveau poste de relayeur ?
«C’est bien Lucas (prononcé «Louca» par ZZ)», a-t-il répété à plusieurs reprises face à la belle qualité de passe du pensionnaire de Serie A. Un profil technique et fin, un peu à l’espagnol, et peu vu en équipe de France. Si Da Cunha est titularisé en pointe basse vendredi soir en Turquie ou face à la Belgique, cela en dira long sur les intentions du nouveau staff.
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Il sera intéressant de voir aussi l’utilisation de Rayan Cherki et dans une moindre mesure de Maghnes Akliouche, sélectionnés dans l’entrejeu et attendus dans une position inhabituelle de numéro 8. Le Citizen, très apprécié de Zidane, a été placé à ce poste mardi à l’entraînement. Idem mercredi. Décevant à la Coupe du monde, et auteur d’un match raté contre l’Angleterre - sortie à la pause - l’ancien Lyonnais pourrait débuter à ce nouveau poste. «Quatre attaquants, il ne faut pas abuser quand même», soufflait le double Z vendredi en conférence de presse. Avec le ballon, Cherki reste un offensif, voire un numéro dix. Mais le sélectionneur semble avoir une idée derrière la tête…
Mbappé-Dembélé-Olise… Révolution en vue en attaque
Dans les autres secteurs de jeu, les regards sont forcément tournés vers l’attaque. Absent et malade mardi, Kylian Mbappé a rassuré tout le monde en effectuant l’intégralité de l’entraînement mercredi sur le terrain Platini de Clairefontaine. Une séance à huis clos avant le départ en Turquie jeudi matin. Au regard des volontés de Zidane, qui n’estime pas que le poste de numéro 9 est celui où le capitaine français est le meilleur et «aime le voir quand il est à gauche», la tentation est là, assumée.
Le meilleur buteur de l’histoire de la sélection devrait débuter à gauche, avec Ousmane Dembélé dans l’axe et Michael Olise à droite. Une vraie révolution en équipe de France. Surtout au sortir d’une Coupe du monde avec 10 buts inscrits par le Madrilène, devenu meilleur buteur de l’histoire de la compétition. Le dernier match de Mbappé à gauche remonte au 9 juillet 2024 contre l’Espagne en demi-finale de l’Euro. Mais Zidane et ses adjoints semblent désireux de relancer le débat. Réponse jeudi soir.
