Le Français visera le titre et rien d’autre dans la course en ligne à Montréal. «Avec la forme que j’ai en ce moment, ce serait une déception de faire autre chose», a-t-il précisé.
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Trois jours après votre médaille de bronze dans le contre-la-montre, avez-vous commencé à basculer sur la course en ligne de dimanche ?
Paul Seixas : J'ai basculé dès dimanche soir. Du moment que le chrono était terminé, je me suis focalisé sur la route. C'est normal, ça reste l'objectif principal. Le chrono a été bien réalisé et je suis passé à autre chose directement. Je suis prêt à affronter la course en ligne.
Cette médaille de bronze vous a-t-elle donné un surplus de motivation, de confiance, d'ambition ?
Cela ne change pas énormément parce que le chrono n'a rien à voir avec une course en ligne. Mais bon, ça montre que je suis en forme. Cela me donne de la confiance.
Quel sera l'objectif dimanche ?
L'objectif, forcément, est de gagner. Avec la forme que j'ai en ce moment, et l'envie de l'équipe, ce serait une déception de faire autre chose. Nous, on part dans l'ambition d'aller chercher ce titre, et c'est très motivant.
Est-ce devenu une normalité pour vous de ne penser qu'à la victoire ?
C'est sûr que c'est dingue quand on y pense. Mais le fait que l'équipe me fasse confiance, qu'on ait une équipe solide et qu'on puisse essayer d'aller chercher un titre mondial, c'est une motivation extraordinaire. Cela me motive de pouvoir batailler avec ces mecs-là.
Comment analysez-vous le parcours ?
C'est un parcours qui est assez ouvert et, en fonction des scénarios, on peut se rapprocher plus d'un profil puncheur-grimpeur ou d'un profil puncheur-sprinteur. Ça dépendra beaucoup du scénario de course, si c'est plutôt un tempo agressif ou si c'est plus tactique. Pour nous, on aura intérêt à durcir la course. On n'a pas eu de briefing encore pour l'instant, mais Thomas (Voeckler, le sélectionneur) a toujours des idées derrière la tête.
Pour gagner, pensez-vous être obligé d'arriver en solitaire ?
Pas forcément. N'importe quel coureur vous dira qu'arriver seul est ce qu'il y a de mieux parce que c'est le plus simple. Mais arriver avec un ou plusieurs coureurs peut aussi me convenir, parce que je ne suis pas non plus lent au sprint. Au bout de 270 bornes de course, ce n'est pas pareil et on a vu pendant le chrono que c'était une arrivée assez dure avec un gros faux-plat montant.
Travaillez-vous le sprint à l'entraînement ou est-ce quelque chose que vous laissez de côté pour l'instant ?
C'est sûr que ce n'est pas le truc que je travaille le plus. Mais je fais toujours quelques séances, peut-être une par semaine, où je travaille un peu les sprints. Donc c'est quand même pas mal déjà et ça permet de garder cette explosivité aussi, qui peut me servir en fin de course.
