ENTRETIEN - Le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France porte un regard lucide et unique sur sa carrière et le monde du football comme sur la société française, irrigué par un attachement revendiqué aux valeurs chrétiennes.

Passer la publicité

LE FIGARO. - Fait rare pour un footballeur de très haut niveau, vous venez de franchir le cap des 40 ans . Quel sentiment cela vous procure-t-il ?

Olivier GIROUD. - Ma carrière a dépassé toutes mes espérances. J’ai atteint tous mes rêves de gosse. Comment ne pas être serein et paisible face à tout cela… Cette longévité, je l’apprécie, à chaque instant, à chaque moment, et je continue d’apprendre. Je me souviens d’Arsène Wenger, mon coach durant mes années à Arsenal, entre 2012 et 2018, qui m’avait dit à l’époque : « Ton type de jeu te permettra de jouer tard dans ta carrière. » Mais je ne pensais pas aller forcément jusqu’à 40 ans (sourire).

Est-ce que le public français assiste à vos derniers mois dans le costume de footballeur ?

Je suis engagé depuis 22 saisons et, après toute cette période, on a envie de poser ses valises, d’être chez soi. Je me suis fait à l’idée que ça ressemble à ma dernière saison. Ce que je vis en ce moment n’est que du bonheur. Cela me procure…