Les Français sont respectivement troisième et quatrième de la course toujours dominée par le suédois Oliver Solberg.
Passer la publicité Passer la publicité
Le jeune prodige suédois Oliver Solberg a conservé samedi les commandes du rallye du Chili au volant de sa Toyota, devant son coéquipier et leader du championnat du monde (WRC), le Britannique Elfyn Evans, au terme d'une journée rythmée par des casses et des abandons.
À la fin des six épreuves spéciales sur les pistes en terre du pays andin, Solberg, 24 ans, qui s'est fait connaître par une victoire au Monte-Carlo en janvier, a 19 secondes d'avance sur Evans et plus de 20 secondes sur le nonuple champion du monde français Sébastien Ogier, également en Toyota.
Passer la publicité
Son compatriote Adrien Fourmaux (Hyundai), troisième vendredi, recule à la quatrième place samedi soir. L'ancien étudiant en médecine du Nord de la France a dit aux journalistes sur place qu'il se sentait «en confiance dans la voiture», lui qui est en quête d'une première victoire en catégorie première rally1. «Je ne renonce pas», a-t-il lancé en zone mixte samedi soir.
Les tonneaux de Thierry Neuville
En revanche, son coéquipier bien plus expérimenté, le Belge Thierry Neuville, a complètement détruit sa Hyundai i20 en faisant de violents et spectaculaires tonneaux. Lui et son coéquipier Martijn Wydaeghe sont sortis indemnes. Le duo belge a abandonné pour tout le reste du rallye chilien et va se concentrer sur la prochaine course en Sardaigne, a indiqué un porte-parole de Hyundai.
Quant à Solberg, vainqueur de la spéciale numéro 9, il s'est réjoui d'un rallye pour l'instant «sans erreur». Il y a eu de la casse aussi du côté de l'équipe privée britannique M-Sport et leurs deux Ford Puma. Les Irlandais Jon Armstrong et Shane Byrne ont aussi fait des tonneaux et ont abandonné pour la journée de samedi. Outre Evans et Solberg, l'autre prétendant au titre 2026 est le Finlandais Sami Pajari, également en Toyota GR Yaris, qui termine encore à la cinquième place samedi, reconnaissant qu'il est moins à l'aise sur la boue et un terrain meuble.
Dix voitures de trois marques en catégorie rally1 (cinq Toyota GR Yaris, trois Hyundai i20 et deux Ford Puma de M-Sport) se battent sur les pistes chiliennes pour la 12e manche du WRC. Le rallye ne compte que 16 épreuves spéciales chronométrées pour un total de 311 kilomètres et sous une météo annoncée changeante.
Le titre 2026, à deux ou trois rallyes de la fin de saison (en fonction de la tenue ou non de la dernière épreuve en Arabie saoudite), pourrait bien se jouer lors d'un duel entre Evans (216 points) et Pajari (196 points) qui est sur trois victoires d'affilée (Estonie, Finlande et Paraguay). Solberg, troisième au classement provisoire avec 175 points, reste en embuscade.
