Le jeune Suédois s’est imposé en Amérique du Sud devant Sébastien Ogier et Adrien Fourmaux.

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Après sa victoire au rallye du Chili dimanche, le jeune prodige suédois Oliver Solberg est l'un des trois prétendants au titre de champion du monde des pilotes (WRC), derrière ses coéquipiers chez Toyota, le Britannique Elfyn Evans et le Finlandais Sami Pajari. Les trois jours de course sur les pistes de terre et de boue du pays andin, où les casses et les abandons ont été légion, ont d'ores et déjà permis de sacrer le constructeur nippon Toyota, champion du monde pour la sixième fois de suite, avec à la clé un record de dix titres, à égalité avec Lancia.

Pour cette 12e manche, sur 14 ou 13 en fonction de la tenue ou non de l'épreuve en Arabie saoudite en novembre, c'est Solberg, 24 ans, fils de l'ancien champion du monde 2003, le Norvégien Petter Solberg, qui l'a emporté en dominant le classement général de vendredi à dimanche. Il devance son aîné et mentor chez Toyota, le Français aux neuf couronnes WRC, Sébastien Ogier, et l'ancien étudiant en médecine du Nord de la France, Adrien Fourmaux, avec Hyundai, qui s'est adjugé la troisième place au Chili, comme au précédent rallye du Paraguay fin août.

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«Ce week-end a été parfait», a exulté Solberg devant des journalistes à l'arrivée, le jeune Suédois s'étant fait connaître dans la catégorie première du WRC par une victoire inédite et éclatante en janvier dans les Alpes et à Monaco, au mythique Monte-Carlo. Ensuite, «l'année a été marquée par des hauts et des bas, mais l'équipe m'a toujours soutenu et a toujours cru en moi (...). Je peux désormais me concentrer sur mon travail», a lancé le jeune homme ambitieux, aux côtés de son copilote britannique Elliott Edmondson, tous deux extatiques sur le toit de leur ultraperformante GR Yaris.

Au classement des pilotes, Evans, également en Toyota, se rapproche de son premier titre avec 230 points, même s'il n'a fini que cinquième au terme de 16 épreuves spéciales chronométrées sur 311 km de pistes terreuses, boueuses et dangereuses. Son dauphin, lui aussi au volant d'une Yaris, le Finlandais Sami Pajari, est deuxième au classement provisoire (213 points), après une quatrième place au général dimanche soir.

Le titre 2026, à l'approche de la fin de saison, va donc se jouer en Sardaigne (Italie) et peut-être en Arabie saoudite, entre Evans et Pajari. Solberg, troisième au classement provisoire avec 209 points, reste en embuscade. Les accidents ont été nombreux : à commencer par celui très spectaculaire, mais sans gravité pour l'équipage, lorsque la Hyundai du Belge Thierry Neuville a fait une série de violents tonneaux samedi. Le champion du monde WRC 2024 a dû abandonner pour se concentrer sur la Sardaigne début octobre.