Le portier russe revient sur la séance de tirs au but lors de la finale de Ligue des champions face aux Gunners, en mai.
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L’extase. Doublure de Gianluigi Donnarumma lors du premier sacre en Ligue des champions et parti en tant que numéro 2 dans l’ombre de Lucas Chevalier au début de la saison écoulée, Matveï Safonov s’est imposé comme titulaire dans les buts parisiens au fil des mois. Et c’est notamment lui qui a gardé les buts du Paris-SG lors de la finale de C1 contre Arsenal, fin mai, à Budapest. Un «grand moment» pour le portier international russe (18 sél.) de 27 ans. D’autant que le PSG n’a eu gain de cause qu’après les tirs au but. Une séance sur laquelle Safonov revient pour les médias du club, avant la Supercoupe d’Europe contre les Anglais d’Aston Villa mercredi (21h, Canal+).
«C’est toujours comme ça lors des séances de tirs au but. Vous essayez toujours de trouver un équilibre entre les émotions et les faits. Il y a toujours un travail avant une séance de tirs au but. Mais lors d’une finale de Ligue des champions, c’est impossible de savoir où les joueurs vont tirer», explique-t-il, décryptant son travail préparatoire, notamment sur le tir (raté) d’Eberechi Eze. «Si vous regardez les penaltys de Eze, il tire toujours de la même façon. Évidemment, je le sais. Mais il sait aussi que je le sais», sourit-il, reconnaissant n’avoir «réalisé aucun arrêt lors de cette séance. Mais je pense que j’étais un problème pour eux. C’est le début de la guerre psychologique, il sait que je sais, il sait, je sais… C’est toujours long (rires)», analyse l’ex-dernier rempart de Krasnodar.
Je pense qu’ils ont préparé pas mal de choses pour moi.
Matveï Safonov
Et de poursuivre : «Mais c’est sûr que c’est difficile et que c’est une guerre psychologique. Pour lui, je pense que le plus important pour lui était de m’empêcher de faire un arrêt (sourire). Je pense. C’est mon opinion». Un avis illustré par le choix du milieu de terrain anglais Declan Rice : «Je pense qu’ils ont préparé pas mal de choses pour moi car ils ont changé leur façon de tirer. Par exemple, Rice a tiré sur ma gauche mais il ne l’a jamais fait auparavant».
Ça ne l’a pas empêché de marquer pour Arsenal. Mais l’ancien défenseur de Lille, Gabriel, a manqué le dernier tir des champions d’Angleterre. Et c’était l’heure de la délivrance. «C’était très difficile car j’avais beaucoup d’émotions en moi. Je me suis dit qu’il fallait me préparer comme si c’était un match ordinaire pour ne pas trop stresser. C’était mon approche. Et après le dernier penalty d’Arsenal, c’est ressorti. Je n’ai pas contrôlé mes émotions. J’ai réalisé ce qu’on avait accompli, un peu en tout cas», sourit Safonov. Charge à lui et ses coéquipiers de continuer sur leur lancée. Dès ce mercredi en Autriche ?
