Le capitaine parisien a répondu aux questions des journalistes ce mardi, au Campus PSG de Poissy, à la veille de l’entrée en lice des champions d’Europe, mercredi, au Parc des Princes, contre le Slovan Bratislava.

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Les difficultés défensives depuis le début de saison : «Pour un défenseur encore plus, ça fait mal de prendre des buts. On sait pourquoi on prend tant de buts, on a regardé des vidéos, on a parlé. On travaille pour nous améliorer, c’est collectif, ce sont des erreurs qui ne sont pas de notre niveau. C’est un début de saison et il y a toujours de petites erreurs qu’on peut commettre. Il faut être honnêtes avec nous-mêmes. Le coach est exigeant et nous dit la vérité. On sait ce qu’il faut améliorer. (…) Je ne peux pas trop rentrer dans les détails. Rien de spécial. C’est surtout l’envie et l’intensité. On a le pressing mais ce n’est pas que ça. En début de saison, c’est normal de perdre le feeling, les efforts à la perte, les défenseurs qui doivent avancer quand on a le ballon… Le coach a montré en vidéo qu’il fallait améliorer ces choses, des détails de début de saison, des réglages à faire entre nous. Le coach travaille sur les petits détails mais ça dépend surtout de nous sur le terrain pour retrouver la dynamique et cette dynamique qu’on avait ces dernières années.»

Le management plus dur de Luis Enrique : «Ce n’est pas que depuis cette saison qu’il prend des décisions fortes. Il a sa méthode en matière de management. Charge aux joueurs de se donner à 100% à l’entraînement pour gagner leur place. C’est ce qu’il demande. Tout le monde doit travailler pour avoir sa place dans le groupe. L’effectif est large. Ça fait mal en tant que groupe, que joueur, si quelqu’un est en dehors du groupe. C’est au coach de décider. Tout le monde comprendre. Personne n’aime être en dehors de la liste ou sur le banc. Mais c’est le foot, c’est comme ça, à nous de travailler et au coach de décider. Son management est très bon jusqu’ici. Ça a marché. Il a sa philosophie. Il n’a pas peur de prendre des décisions fortes quand il le faut.»

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Le Ballon d’or : «J’espère que ce sera un joueur du PSG, on a de très bons joueurs qui ont fait de très belles saisons. Je ne peux pas en citer qu’un. On verra. C’est un prix individuel, mais ces dernières années, le collectif est primordial pour ce trophée. Un joueur de Paris, on a fait une très belle saison. J’espère que ce sera quelqu’un du Paris Saint-Germain.»

C’est une question d’ambition, de motivation, de philosophie.

Marquinhos

La quête d’un troisième sacre en C1 : «Ce serait historique. C’est dur d’en gagner une, encore plus d’en gagner deux, et trois… C’est super difficile (sourire). Très peu d’équipes l’ont fait (3 seulement, le Real, l’Ajax et le Bayern, NDLR). C’est une question d’ambition, de motivation, de philosophie. On doit savoir que ce qu’on a fait, c’est dans le passé, il faut maintenir le niveau d’exigence. Les autres équipes ont essayé de s’améliorer. Ce sera encore plus dur cette saison que les précédentes. On va se battre dès le premier match pour montrer qu’on peut aller, encore une fois, loin dans cette compétition».

Pas de pression sur la première phase de la C1 après être passé par les barrages ces deux dernières saisons : «On a déjà vu par le passé des équipes avoir des difficultés sur la première partie de saison, et pas que le PSG de ces deux dernières années, avant de monter en puissance à partir de janvier, février, pour gagner les titres. On a eu cette expérience, mais si on peut bien commencer la saison et avoir une bonne place (au classement), on la prend. Mais on joue avec nos armes. Être régulier au cours d’une saison, c’est important aussi. Peut-être que tu as cette marge en C1, mais en championnat, il faut être régulier. C’est très important la régularité dans une saison. On n’a pas fait exprès de passer par les barrages avant de remporter la Ligue des champions ces deux dernières années. Cette saison, notre ambition n’est pas d’être barragiste (sourire). Mais la vraie compétition commence ensuite. C’est important d’avoir un bon classement.»

Si son rôle de capitaine change avec les succès européens : «Changer, je ne dirais pas cela, mais c’est important de continuer à motiver, à être exigeant avec moi et l’équipe. Notre philosophie de jeu est exigeante. Ce n’est pas simple de venir jouer au PSG. Mais le vestiaire a grandi, les joueurs gagnent en expérience, des leaders se développent. En trois ans, les joueurs ont changé, ce qu’ils ont vécu. Je suis capitaine mais on a beaucoup de leaders. À nous de maintenir cette exigence. C’est comme ça qu’on a gagné, qu’on a fait de belles choses, qu’on a donné des larmes de joies aux gens et c’est comme ça qu’on va continuer de se battre pour essayer de remporter cette compétition encore une fois.»

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Ousmane Dembélé : «Il a déjà montré sa valeur. C’est l’un des leaders du vestiaire, un joueur très important. Le coach sait le ménager pour qu’il soit dans sa meilleure forme. Il est très motivé. Il le montre tous les jours à l’entraînement. Et il montre à chaque fois qu’il rentre que c’est un joueur important pour nous, ses qualités, le fait qu’il est décisif et pas seulement avec le ballon. C’est un joueur complet, un leader, un attaquant qui marque des buts, fait des passes, fait ses joueurs partenaires, qui défend, qui presse… C’est un joueur parfait. Il est indispensable. On est heureux de l’avoir. Et le coach aussi…»

Ce n’est pas facile ce qu’on fait, le coach est très exigeant.

Marquinhos

L’intégration des recrues : «C’est difficile de dire si on est plus forts que l’an dernier. Les résultats parleront plus que des mots en début de saison. Je suis en tout cas très heureux de nos recrues, des joueurs de haut niveau qui apporteront beaucoup par rapport à la philosophie du coach. Le PSG a très bien travaillé, c’est un travail collectif, les recruteurs, le club, le coach… Les joueurs sont adaptés à ce que demande le coach. Ce n’est pas facile ce qu’on fait, le coach est très exigeant. C’est dur de venir ici, on a travaillé petit à petit depuis trois ans que le coach est arrivé. Vous imaginez pour une recrue qui arrive, et qui doit changer plein de choses… Les joueurs s’adaptent de mieux en mieux et on est là pour les aider. On a un très bon groupe, une très bonne dynamique dans le vestiaire. Je suis très heureux des recrues et le club aussi.»

Propos recueillis en conférence de presse