À la veille du déplacement à Rennes, dimanche (20h45), en ouverture de la saison parisienne en Ligue 1, le technicien espagnol s’est exprimé en conférence de presse ce samedi.

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L’heure de la reprise. Après avoir déjà disputé deux matchs officiels, la Supercoupe d’Europe (2-1 contre Aston Villa) et le Trophée des champions (0-1 face à Lens), les Parisiens attaqueront la saison de Ligue 1 dimanche, à 20h45, sur le terrain… de Rennes, et pas au Parc des Princes comme prévu. Et ce en raison de l’état de la pelouse parisienne. «Ça a été une très bonne semaine, jure-t-il sur les médias du club. Il y a eu des difficultés en début de saison avec deux finales en quatre jours mais on a eu le temps de préparer l’équipe cette semaine. Ce que je vois est très positif, l’intensité des séances. Je suis vraiment très content», promet-il, lui qui a rappelé que la Ligue 1 «n’est pas un championnat facile. On a été meilleurs que les autres mais la saison passée, on a vu une équipe de Lens très attractive».

Toujours est-il que Luis Enrique a répondu aux questions des journalistes ce samedi, à Poissy, après une séance d’entraînement lors de laquelle tous les joueurs étaient au travail, y compris João Neves, forfait à Lens, et les deux dernières recrues, Ferran Torres et Mika Godts. Un match sur le terrain du Stade rennais qu’il attend forcément compliqué. «C’est toujours pareil à l’extérieur, avec le stade, les supporters et ce que ça représente de jouer face à nous. Ce sera serré, difficile. À Lens, on a très bien joué. Le résultat ne montre pas ce qu’on a fait, le football est parfois injuste. Il faut rester concentré sur ce qu’on peut améliorer. On est contents de débuter la saison en L1», jure-t-il.

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Si c’est important et plus facile de recruter des joueurs franciliens comme Maghnes Akliouche : «Ce n’est pas le premier sujet à valoriser, mais si tu signes un joueur français, francophone, c’est plus facile, la langue est importante, le français est la première langue dans le vestiaire. Mais le plus important, ce n’est pas la langue que tu parles, mais les qualités de footballeur, physiques, techniques et mentales. On a fait un très bon boulot cette année et on continue à chercher à nous améliorer.»

Lucas Digne ou Lucas Hernandez à la place de Nuno Mendes, suspendu : «Ce sont des profils différents, trois joueurs de haut niveau, des internationaux. Nuno a la capacité à attaquer et défendre à un très haut niveau. Les deux Lucas aussi mais avec des caractéristiques différentes. Ce sont trois joueurs très fiables et je suis content d’avoir des possibilités.»

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Aston Villa, Lens, Rennes et Lille, le PSG débutera par quatre matchs loin du Parc des Princes : «Ce que ça me fait ? Rien. Il faut s’adapter aux circonstances et au calendrier. J’aimerais avoir une autre option mais c’est comme ça. Sur cette première journée, on doit s’adapter à des choses que l’on ne peut pas contrôler. On voit cela comme un challenge, on essaiera encore d’être performants.»

Comment est l’équipe parisienne à l’heure actuelle : «Je ne sais pas quel est le niveau actuellement, c’est difficile (à dire), ce n’est que le premier match en championnat. Mais ce que je peux vous dire, c’est que ce que j’ai vu cette semaine à l’entraînement, c’est bien meilleur par rapport à l’année dernière (à la même époque). C’est clair. Il y aura des situations différentes car il y aura des joueurs laissés en dehors de la feuille de match. Et ça, pour moi, c’est très injuste, surtout cette semaine. Mais ce sont les nouvelles conditions, car on cherche à avoir un peu plus de possibilités pour faire face à de potentielles blessures. C’est une condition que les joueurs doivent accepter et assimiler de la meilleure manière.»

À part l’entraîneur, on peut tout changer (sourire). Si l’entraîneur est très mauvais, c’est sans solution. Mais le reste on peut changer.

Luis Enrique

Ce qu’il faut améliorer ou changer au PSG : «À part l’entraîneur, on peut tout changer (sourire). Si l’entraîneur est très mauvais, c’est sans solution. Mais le reste on peut changer. On cherche à améliorer chaque exercice à l’entraînement, chaque action, le comportement offensif et défensif. On a un profil différent et c’est très motivant pour les adversaires parce qu’on gagne les trophées les plus importants en ce moment. Ça représente une motivation en plus pour les autres équipes. Comme on connaît la difficulté de gagner encore, c’est important de savoir qu’il faut s’améliorer, être attentif à ce qu’on peut faire et à notre réponse face aux provocations. Il faut savoir gérer cela. Ce n’est pas facile. C’est dur de gagner sur la durée. Mais c’est un beau challenge pour nous. Je pense que l’équipe peut encore s’améliorer.»

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Les recrues parisiennes : «On a signé des joueurs qui sont de très belles options qui nous permettent d’avoir plus de possibilités pour continuer à gagner. C’est ce qui nous motive et jusqu’ici, je suis très content de ce qu’on a fait. (…) Si on pense à signer des joueurs qui peuvent aider l’équipe, ce n’est pas facile. Beaucoup de joueurs veulent venir au PSG mais c’est dur de trouver des joueurs dont on pense qu’ils peuvent améliorer l’équipe techniquement, physiquement ou mentalement. Quand tu signes un joueur, il arrive en provenance d’équipes qui sont différentes à la nôtre et c’est donc différent de voir le niveau des joueurs en question dans cet environnement, c’est toujours une petite surprise. Il faut voir combien de temps les recrues ont besoin pour s’adapter. C’est différent pour chaque joueur. Après, je suis très content (des recrues). Mika Godts ? C’est un attaquant de haut niveau qui n’a que 21 ans. Il a de la qualité individuelle, il peut jouer partout en attaque. Il a la bonne mentalité. Dès la première fois où je lui ai parlé, j’ai pu sentir son désir de venir à Paris. C’est important pour nous de voir que les recrues ont conscience de venir chez le double champion d’Europe avec l’ambition d’améliorer, de jouer. Et c’est ce qu’on veut. Normalement, c’est plus facile de changer quand tu perds. Mais quand tu gagnes de manière régulière comme nous, je pense que c’est la clé : savoir changer, retrouver la mentalité et que les joueurs sentent que ce sera difficile de jouer tout le temps avec les titulaires. On cherche tout le temps à motiver les joueurs.»

Si le mercato est terminé dans le sens des arrivées : «Le mercato n’est jamais terminé (avant la clôture), on est toujours ouverts aux possibilités. Jusqu’au dernier jour, on peut continuer».

João Neves forfait à Lens : «Il est prêt. Il avait un petit problème et on a décidé de ne pas prendre de risque (à Bollaert) à ce stade de la compétition.»

Trois matchs de suspension pour Nuno Mendes : «Juste ou injuste ? Ça n’apporte rien d’en parler. Il faut l’accepter et savoir qu’il y aura des provocations, petites ou grandes, et gérer cela.»

Il faut être courageux pour effectuer des changements dans tous les domaines.

Luis Enrique

L’évolution du football : «L’évolution du football, c’est nous ! On cherche à profiter de ce qu’on veut, être performant quel que soit l’adversaire. S’il y a de l’espace, on cherche à en profiter. S’il n’y a pas d’espace, ce qui arrive le plus souvent, on cherche à être performant dans cette phase de jeu. Avec le staff, la direction sportive et le club, on est ouverts aux informations, que ce soit via les statistiques ou l’intelligence artificielle par exemple. On utilise tout ce qu’on pense qui peut améliorer l’équipe. C’est passionnant car il y a beaucoup d’options : la difficulté, c’est de trouver les choses vraiment importantes. On reste toujours ouverts, on regarde ce que font les autres équipes, ce qu’on peut améliorer. Il faut être courageux pour effectuer des changements dans tous les domaines.»

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Propos recueillis en conférence de presse