Le coach parisien s’est exprimé face à la presse ce vendredi à la veille du déplacement à Strasbourg, samedi, en Ligue 1.

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Pas le temps de souffler. Au surlendemain de la victoire 4-2 à Manchester City, mercredi, en Ligue des champions, le PSG a rendez-vous avec Strasbourg samedi (17h15), lors de la septième journée de Ligue 1. Un match intercalé entre deux chocs de C1, sachant que les Rouge et Bleu recevront le FC Barcelone mardi prochain (21 heures), au Parc. Après avoir plaisanté sur le faible nombre de journalistes présents au Campus, signe de sa bonne humeur, Luis Enrique s’est exprimé en conférence presse ce vendredi.

Le turnover et sa gestion de l’effectif : «C’est un sujet intéressant, mais je ne voudrais rien expliquer. À chaque fois qu’on (choisit un 11), il y a un plan, le court terme, le moyen terme et le long terme. C’est important de savoir comment est chaque joueur après chaque match et quelle est la direction à prendre. Ce qui est important, c’est de gagner les trois points à Strasbourg et de préparer chaque match de la meilleure manière. Après, c’est à vous d’analyser notre façon de penser. C’est mieux de laisser cela à votre analyse.»

Je ne suis pas attentif à ses buts ou ses passes décisives, mais sa performance est de très haut niveau et je suis très content de son temps d’adaptation.

Luis Enrique sur Maghnes Akliouche

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Maghnes Akliouche : «Son caractère ? Vous le connaissez mieux que moi. Il est international. Je dois parler du joueur qu’il est plus que de sa personnalité. C’est le haut niveau, et ça dépend de ton niveau footballistique. Il a démarré cette saison de manière brillante. Il peut jouer presque partout. Je suis content de son adaptation. Il doit savoir qu’il sera critiqué cette saison et les prochaines car c’est normal, il faut s’y habituer. Je ne suis pas attentif à ses buts ou ses passes décisives, mais sa performance est de très haut niveau et je suis très content de son temps d’adaptation.»

L’attitude de ses joueurs entre la C1 et la L1 : «C’est la même chose. On prépare chaque match de la même manière parce qu’on veut gagner tous les matchs. Le championnat, c’est un objectif clair à chaque saison. C’est normal qu’il y ait différentes opinions. Mais pour nous, jouer bien demain (samedi), chercher à dominer, créer des occasions et chercher à prendre les trois points, c’est fondamental. On aime avoir cette pression.»

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Le niveau de la Ligue 1 qui permet à Paris de faire tourner avant la Ligue des champions : «C’est le bruit typique autour d’une équipe comme le PSG. Avant de venir ici, j’ai souvent entendu que le PSG ne gagnerait jamais la Ligue des champions parce que la Ligue 1 n’avait pas le niveau. Après, si tu gagnes, c’est l’inverse… Beaucoup de gens se plaignent. C’est la vie, c’est habituel, c’est normal, on l’accepte. Il y a toujours des solutions. Pour nous, c’est difficile de continuer à gagner et c’est ce qu’on cherche à faire. Les mots d’Enzo Maresca après City-PSG ? C’est comme ça, il faut l’accepter.»

Pour moi, Warren Zaïre-Emery est un titulaire clair, un joueur fondamental.

Luis Enrique

Si Warren Zaïre-Emery peut avoir un rôle encore plus important cette saison : «Je ne vois aucun joueur plus important que Warren ! Pour moi, c’est un titulaire clair, un joueur fondamental. Ce qui est dommage, c’est qu’il y a des matchs spéciaux sur lesquels on ne peut faire débuter 11 joueurs… Il faut s’adapter. Mais Warren est un titulaire et ça a été le cas sur nos trois années à Paris.»

Le premier but face à Manchester City : «C’est une action magnifique. Il faut de la personnalité pour faire cela. C’est à moi de leur donner la confiance pour faire cela, ou un long ballon, ça dépend de chaque action. Je ne voudrais pas être fondamentaliste car le football est toujours ouvert. Il faut s’adapter à ce qui se passe pendant le match, c’est très important. Mais si je dois souligner ce qui a été le plus important sur ce match ou les trois dernières années, c’est la capacité de cette équipe et ces joueurs de jouer avec agressivité et courage tout le temps, quel que soit le stade, et notamment à l’extérieur. C’est là où on doit montrer qu’on est une équipe courageuse. J’aime beaucoup cela. Après, tu peux gagner ou perdre. Peu importe si tu as tout donné et si tu as montré que tu n’as pas peur. C’est la caractéristique principale de cette équipe, qui n’a jamais peur.»

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La clé à l’Etihad Stadium : «La première chose quand tu arrives à la mi-temps et qu’il y a un gros écart au score, l’équipe qui a perdu le match va chercher à remonter et prend donc beaucoup de risques. C’est normal. Il n’y a pas qu’un facteur qui représente une clé. Beaucoup de choses. Ils ont changé des choses, notamment leurs latéraux, plus court ou plus long, ils ont marqué sur l’une de leurs premières actions de la seconde période, le stade, l’ambiance… C’est pour cela que c’est dur de gagner à l’extérieur. Mais il faut dire qu’on a été chanceux, c’est clair, mais c’est une opportunité de montrer qu’il faut être attentif tout le temps et que si tu veux gagner un match de ce niveau à l’extérieur, il faut être plus régulier sur la durée du match. Si tu laisses le match devenir aussi fou, peut-être que l’adversaire réalisera la remontada. Mais si on pense à ce match, on a souffert, mais on a aussi eu des occasions pour marquer d’autres buts. (…) Quand un match est aussi déséquilibré en termes de score à la mi-temps, la deuxième période ne peut qu’être folle. En tant qu’entraîneur, je n’aime pas que le match devienne fou, je préfère le contrôler. Mais il faut s’adapter à cette condition.»

S’adapter au style Luis Enrique ? C’est très facile !

Luis Enrique

La difficile compréhension du style Luis Enrique : «Non, c’est très facile ! Tu dois courir comme un fou et jouer merveilleusement au football. Ça ne dépend pas de l’âge mais de ta qualité technique, et tous nos joueurs ont cette qualité, mais aussi de ta mentalité, c’est la clé. Être prêt à attaquer ou défendre. Et si tu es plus à l’aise en attaque, améliorer la phase défensive. Et aussi attaquer et défendre en équipe. C’est facile ! Ça ne dépend pas de l’âge.»

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Les vacances d’Ousmane Dembélé, sujet que l’intéressé a notamment évoqué après la victoire à Manchester mercredi : «C’est le boss. Il veut des vacances ? Il en aura tout le temps (sourire). Mais il rigole tout le temps. J’aime sa manière de vivre le football, sa passion pour le football. C’était une blague, clairement, mais je suis toujours ouvert à donner aux joueurs ce qu’ils veulent, dans la limite du raisonnable. Il aime jouer tout le temps et en tant que titulaire, mais c’est impossible. Ils savent tous que c’est ma responsabilité. C’est lorsqu’ils viennent s’entraîner, c’est ça les vacances.»

Le match à Strasbourg : «On s’attend à un match difficile, comme ça a été le cas ces trois dernières années. Ce sera un match contre une équipe différente du reste du championnat car ils sont très jeunes mais avec des joueurs de qualité. C’est sûrement une motivation spéciale de leur côté (de jouer contre le PSG). Ce sera très dur. On est habitués à essayer de surmonter cela. C’est une motivation pour nous car, si on gagne, on sera dans les trois premiers au classement . C’est une motivation claire pour nous.»

Propos recueillis en conférence de presse