DÉCRYPTAGE – Après la victoire du Paris-SG face à Aston Villa, mercredi, à Salzbourg, lors de la Supercoupe d’Europe, découvrez ce qui a retenu l’attention de la rédaction du Figaro.
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TOPS
Kvaratskhelia, la ruée vers l’or
Absent de la Coupe du monde en Amérique cet été, le meilleur joueur du PSG en Ligue des champions la saison passée (10 buts, 6 passes décisives) a eu tout le loisir de se préparer depuis plusieurs semaines avant la Supercoupe d’Europe, mercredi, à Salzbourg. Ça s’est vu. Affûté comme jamais, le numéro 7 parisien a repris là où il avait laissé les choses la saison dernière : sur les mêmes bases étincelantes. Auteur de l’ouverture du score de son équipe à la 20e minute, d’une frappe brutale et imparable, l’international géorgien a mis le PSG sur les rails face à Aston Villa (2-1). Loin du Mondial et quelque peu dans l’ombre ces derniers mois, «Kvaradona», toujours en course pour le Ballon d’or, semble plus déterminé que jamais à aller décrocher le Graal individuel. Mission impossible ?
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Doué toujours au garde-à-vous...
Sans être flamboyant pour cette reprise de la compétition, quelques semaines après la fin de parcours des Bleus à la Coupe du monde, le 18 juillet, l’international tricolore a remis « l’autre » bleu de chauffe, celui du succès. Alors que son équipe était tenue en échec à l’heure de jeu, le numéro 14 des doubles champions d’Europe, à la limite du hors-jeu, s’est chargé d’offrir la victoire au PSG en ajustant Marco Bizot d’une frappe du gauche enroulée à bout portant (61e). C’est simple : on peut (quasiment) systématiquement compter sur Désiré Doué dans les grands matchs.
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... Safonov aussi
Le gardien russe a encore une fois été prépondérant dans le succès des Rouge et Bleu. Avec trois parades sur les quatre tirs cadrés qu’il a subis, le dernier rempart de la capitale s’est montré décisif et salvateur aux moments opportuns. Un joueur qui ne se cache et ne se défile jamais. Du respect sur son nom. Beaucoup.
Le «crack» Madjo
Sensationnel. Pour sa première sous le maillot d’Aston Villa, le jeune attaquant de 17 ans s’est révélé de la plus belle des manières aux yeux du monde entier. Avant d’être remplacé à l’orée du dernier quart d’heure (72e), le joueur passé par la formation du FC Metz est venu égaliser d’une magnifique reprise du gauche, sur un centre millimétré de son capitaine John McGinn, à quelques secondes de la pause (45e). Avec six tentatives au compteur, dont deux cadrées, l’Anglais aura mené la vie dure à la défense parisienne, et notamment à Willian Pacho. Son entente avec Emiliano Buendía et George Hemmings aura également causé bien des soucis à l’arrière-garde parisienne.
Hakimi et Zaïre-Emery en forme
Bousculé en début de rencontre par Ian Maatsen, le latéral droit du PSG, Achraf Hakimi, qui n’a repris l’entraînement collectif que lundi dernier après son parcours à la Coupe du monde, est monté en puissance au fil des minutes. Le Marocain termine la partie avec pas moins de 88 ballons touchés et 59 passes réussies (88 %). Le numéro 2 parisien, même loin d’être encore à 100 % de ses capacités, demeure toujours aussi véloce.
Même son de cloche du côté de Warren Zaïre-Emery. L’international français de 20 ans, qui a peu joué au Mondial, est reparti au combat de la plus belle des manières mercredi soir. À l’image de sa dernière saison époustouflante, le Parisien, aligné au milieu de terrain pour cette Supercoupe d’Europe, s’est montré impressionnant physiquement et toujours aussi précis techniquement. Il termine le match avec 65 touches de balle et plus de 96 % de passes réussies.
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FLOPS
Akliouche, première discrète
Transféré officiellement au PSG en provenance de l’AS Monaco jeudi dernier, le meneur de jeu a tout de suite été titularisé par son entraîneur Luis Enrique. Le nouveau numéro 11 parisien a disputé les 45 premières minutes avant d’être remplacé à la pause par Ousmane Dembélé. Avec 32 ballons touchés, Maghnes Akliouche aura été discret, voire timide, dans l’entrejeu et le secteur offensif de la capitale. Quelques erreurs techniques par-ci, par-là, mais il est évidemment beaucoup trop tôt pour juger le talentueux international français, qui devra s’acclimater (rapidement) à sa nouvelle maison.
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La fin de première période du PSG
Alors que les joueurs de Luis Enrique avaient le match en main, ces derniers se sont comme liquéfiés en fin de premier acte, en grande difficulté face aux assauts des Villans. La condition physique, forcément encore un peu juste du côté des doubles champions d’Europe – qui n’ont joué que deux matches de préparation, contre six pour Villa –, a logiquement compté. Mais même loin de sa forme optimale, le PSG gagne. Encore et toujours.
Kamara sous l’eau
De retour sur les terrains après sa grave blessure au genou la saison passée, le milieu de terrain de Villa, Boubacar Kamara, a eu du mal à exister dans l’entrejeu face aux «artistes» parisiens. Il est évident que l’ancien Marseillais manque encore de rythme et de sensations, mais sur ce coup-là, le numéro 8 de Birmingham a pris une leçon.
