Le Paris-SG affronte Aston Villa ce mercredi, en Autriche, pour le compte de la Supercoupe d’Europe. Un premier titre à prendre cette saison, malgré une (très) courte préparation.

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Le PSG de Luis Enrique, acte IV. Après une première saison en forme de tour de chauffe, sur fond de bisbilles entre Kylian Mbappé et la direction, puis deux sacres en Ligue des champions ces deux dernières années, Paris attaque sa quatrième campagne sous la direction de l’entraîneur espagnol. Au fil des ans, et avec le concours de Luis Campos et Nasser Al-Khelaïfi, «Lucho» a modelé le Paris-SG à son image, une machine à jouer, étouffer, concasser. Surtout, à gagner. Un style, une philosophie. «Je me souviens, le coach avait parlé d’un Everest à monter. On continue à le monter aujourd’hui. Il ne nous laisse pas en redescendre», résume Marquinhos.

Aujourd’hui, Paris, c’est le haut du panier. Une référence. Personne ne l’avait vu venir. Surtout pas après le départ de «KM» à l’été 2024. Et pourtant… Luis Enrique, lui, avait tout anticipé, tout imaginé, tout pensé. De la théorie à la pratique, ses préceptes font merveille. Et il n’y a guère qu’une équipe qui peut se permettre de rivaliser avec Paris à l’heure qu’il est, le Bayern Munich.

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Paris fait peur

Pour le reste, les meilleures formations européennes ne prennent plus le risque de jouer, au sens noble du terme, face à la mécanique parisienne. Et pour cause, le PSG est «l’une des deux meilleures équipes dans le jeu ouvert, l’une des deux face à laquelle c’est le plus dur de jouer», comme l’a déclaré l’ex-coach de Liverpool Arne Slot avant de subir la loi du PSG pour la deuxième fois en deux saisons, en avril dernier. Et ce n’est pas Mikel Arteta qui dirait le contraire. Même Arsenal a pris le parti de ne faire que défendre face à Paris en finale de Ligue des champions, fin mai, à Budapest. Un non-match de la part des Gunners. Pour Arteta, c’était le meilleur moyen de s’en sortir, la meilleure tactique, la seule a priori. Ça veut tout dire. Paris fait peur.

Les défaites donnent des cicatrices pour nous améliorer et des victoires qui montrent le chemin pour continuer.

Marquinhos

Qu’il semble loin le temps où Paris ressemblait davantage à une constellation de stars qu’à une vraie équipe… Un temps que Marquinhos a connu. «Les défaites donnent des cicatrices pour nous améliorer et des victoires qui montrent le chemin pour continuer», assène-t-il. Et de poursuivre : «Ce qu’on a gagné, c’est du passé. On a faim. On a des objectifs».

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Le football, un éternel recommencement. Et pour continuer à régner sur l’Europe, le PSG devra se renouveler et garder l’appétit. Deux ingrédients clés, en plus de la chance, du talent et de tant d’autres facteurs pour réaliser le triplé européen. Ce qu’aucun club n’a fait depuis le Real de Zidane entre 2016 et 2018, après l’Ajax de 1971 à 1973 et le Bayern, de 1974 à 1976. Avant cela, la Casa Blanca avait remporté les cinq premières C1 (1956-60).

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C’est l’objectif. Les Parisiens ne se cachent pas, Luis Enrique en tête. D’autant que personne ne doute qu’ils en sont capables… «C’est la théorie. Il faut montrer son niveau sur le terrain», glisse le technicien espagnol de 56 ans. «Comme le coach l’a dit, il faut faire un reset, oublier les choses qu’on a faites et nous concentrer sur l’avenir, toujours en vouloir plus. C’est ce qui nous a donné des résultats donc on va maintenir la formule», martèle Vitinha.

Deux trophées à prendre

Mais avant de penser à un nouveau sacre européen le 5 juin 2027, à l’Estadio Metropolitano de Madrid, stade de l’Atlético, Luis Enrique et ses joueurs ont du boulot. Et ça commence ce mercredi à Salzbourg, avec la Supercoupe d’Europe contre les Villans d’Unai Emery. Quatre jours plus tard, les Parisiens affronteront Lens à Bollaert, pour le compte du Trophée des champions. Deux titres à prendre pour un PSG qui n’en a jamais assez. Question de prestige. Question de culture. Et parce que chaque trophée qui passe sous le nez des Rouge et Bleu, c’est un affront, un échec, une mini-crise en soi.

Même si on a beaucoup gagné ces dernières années, on va continuer à viser les titres, c’est la mentalité du PSG, de plus en plus

Marquinhos

D’ailleurs, il est intéressant de souligner que cette culture de la gagne est «de plus en plus» présente au sein du club, à en croire Marquinhos. «Le triplé en Ligue des champions ? C’est notre objectif. On va y aller petit à petit. On a un premier objectif (ce mercredi) qui est très important. Même si on n’a pas eu beaucoup d’entraînements, on a faim, on a envie. Les objectifs et les titres, ce sont des opportunités à prendre, il ne faut pas les laisser passer. Personnellement, je vise de plus en plus à gagner. Les autres joueurs de l’équipe aussi», jure le capitaine Brésilien, assurant que «les titres sont dans le passé. Écrire l’histoire, ça veut dire continuer à gagner des titres. C’est ça, le message. Il est très clair. Même si on a beaucoup gagné ces dernières années, on va continuer à viser les titres, c’est la mentalité du PSG, de plus en plus».

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Pour ce qui est de la Supercoupe d’Europe, ce ne sera pas simple. En effet, les joueurs parisiens sont revenus au compte-goutte après le Mondial. «On sait que la préparation est un peu courte mais il faut choisir, avoir plus de préparation ou de repos, il faut choisir», souffle Vitinha. Certains de ses petits camarades parisiens n’auront que deux séances d’entraînement dans les pattes, les Bleus ou Achraf Hakimi et le champion du monde Fabián Ruiz.

Surréaliste

Une «situation surréaliste», si vous demandez à Luis Enrique. «On est contents d’être là parce que ça veut dire qu’on a bien fait le boulot la saison passée. Mais en termes de préparation, c’est compliqué de gérer la charge de minutes… On cherchera à être à notre meilleur niveau mais c’est compliqué, grince l’ancien coach du FC Barcelone. On prépare la saison de manière intelligente afin d’être dans les meilleures conditions à la fin et non au début. Mais c’est comme ça, il faut l’accepter et on est contents d’être là.»

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Départi de Morgan Rogers (138 M€ à Chelsea) et Youri Tielemans (41 M€ à Manchester United), Aston Villa arrive en Autriche mieux préparé, avec six matchs amicaux dans les jambes (3 victoires, 3 défaites). Le PSG n’en a joué que deux (1 nul, 1 défaite), avec des équipes très remaniées. Bonne nouvelle : le groupe parisien est au complet, aucun blessé à déplorer. «Lucho» a même pu incorporer les nouveaux venus, Maghnes Akliouche de Monaco et Lucas Digne… d’Aston Villa, en attendant d’autres renforts afin de pallier les départs de Kang-in Lee et Gonçalo Ramos (Gots, Torres). Le tout avec le dossier Bradley Barcola en suspens. Dans tous les cas, il n’y aura pas d’excuse ce mercredi, en Autriche. Une finale, ça se gagne.