Surpris en début de rencontre, les Gunners ont finalement dominé les Blues, ce dimanche, à l’Emirates Stadium.

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Le derby de Londres a tenu toutes ses promesses. Cueilli à froid, Arsenal a réagi en champion pour battre Chelsea (2-1) dimanche à la maison, dans un des premiers chocs de la saison en Premier League, animé et incertain jusqu’au bout.

En remportant de haute lutte ce derby londonien, les Gunners prolongent leur sans-faute et partagent la tête du championnat avec Manchester City, leur dauphin de la saison dernière. L’affiche rassemblait tous les ingrédients nécessaires pour un beau spectacle avec, sur le terrain, la défense la plus cotée (Arsenal) et l’attaque la plus redoutée (Chelsea), et sur les bancs un affrontement entre amis, Mikel Arteta côté Arsenal et Xabi Alonso, nouveau patron des Blues.

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Kai Havertz dans tous les bons coups

Les visiteurs ont créé la stupeur d’entrée, 77 secondes après le coup d’envoi précisément, quand leur recrue vedette Morgan Rogers a exploité un ballon difficilement dégagé par la défense d’Arsenal (2e, 0-1). Décidément, les Blues aiment démarrer fort: ils avaient déjà ouvert le score dans les cinq premières minutes contre Fulham (3-2) et Brighton (4-3). Mais Arsenal a ensuite confisqué le ballon et fait le siège du but gardé par Emiliano Martinez.

Le gardien argentin s’est incliné une première fois sur un tir rasant de Kai Havertz près de son poteau gauche (25e, 1-1). Puis une autre fois devant Martin Odegaard, servi par un centre de Christos Tzolis qu’a astucieusement laissé filer Havertz devant Wesley Fofana (50e, 2-1).

L’ancien portier d’Aston Villa a été sauvé par un hors-jeu sur un but de Riccardo Calafiori, invalidé (12e). Mais il s’est aussi distingué par de nombreuses interventions décisives (18e, 69e, 72e). Longtemps acculé, Chelsea a tenté sa chance de loin (Reece James à la 23e) ou en contre-attaque, dont l’une s’est conclue par un poteau de Pedro Neto (45e+3).

La défense d’Arsenal a eu plus de travail dans la dernière demi-heure du match mais elle n’a rien cédé, avec l’aide du gardien David Raya, vigilant puis déterminant sur une frappe d’Estêvão (89e).