PORTRAIT - L’ancien athlète de haut niveau, paraplégique et multimédaillé aux Jeux paralympiques, a choisi de défendre la cause des handicapés après sa carrière, malgré l’inaction des politiques. Il raconte dans un livre témoignage*.

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Vous êtes-vous déjà demandé si le taxi censé venir vous récupérer à la gare allait finalement refuser que vous montiez à bord ? Eh bien, c’est le quotidien de Michaël Jérémiasz, champion de tennis-fauteuil à la retraite. « Vous voyez, à la fin de notre entrevue, il est possible que le premier taxi que j’appelle finisse par ne pas vouloir me conduire. Pourtant, il y a eu des aides de l’État, au moment des JO 2024, pour les équiper afin de leur permettre d’accueillir les personnes en fauteuil roulant », note-t-il, agacé, d’entrée.

Cela paraît improbable, contraire à la loi, même, surtout dans un pays comme la France qui se targue d’inclure toutes les minorités, qui prétend tout faire pour qu’elles obtiennent tous les droits possibles et imaginables. Et pourtant… le handicap reste la première cause de discrimination au sein de l’Hexagone. 22 % des saisines recueillies par le Défenseur des droits sont dues au handicap, loin devant les 15 % pour l’origine des individus, et les 4 % pour…