Après une tournée américaine cauchemardesque, Novak Djokovic a remis les pendules à l’heure à Pékin avant de chuter à nouveau dès son premier match à Shanghai.
Alors que les difficultés du Serbe de 39 ans pourraient laisser penser que le poids des années commence à se faire sentir, Patrick Mouratoglou défend une autre analyse. Dans une publication sur LinkedIn, l’entraîneur français estime que les problèmes de Djokovic sont avant tout d’ordre mental.
« À l’US Open, j’ai tenu des propos qui ont choqué beaucoup de monde : le problème de Novak n’est pas physique. Il est mental et lié à son manque de préparation. Beaucoup de ses fans m’ont critiqué pour cela. Puis il a remporté le tournoi de Pékin. Alors, ai‐je changé d’avis ? Non. Regardez ses deux premiers tours là‐bas. Même scénario qu’avant : ‘Je me sens mal.’ Il appelle le médecin. On dirait qu’il est à l’agonie sur le court. Il ne joue pas bien et il concède des sets. Il aurait pu perdre au premier tour. Vraiment. Il aurait pu perdre au deuxième tour. Mais il a trouvé une solution. Je ne sais pas comment, mais il a trouvé un moyen. Ensuite, comme toujours, plus il remporte de matchs, plus le stress de perdre contre ces ‘gars‐là’ s’estompe. Contre Zverev, il n’avait rien à perdre. Il était détendu. Il a joué à son vrai niveau. Et ce niveau reste incroyable. Son tennis et sa condition physique sont exceptionnels. Ce n’est pas une question de tennis. Ce n’est pas une question de condition physique. C’est mental. Je sais que ça semble fou. Un joueur qui compte 24 titres du Grand Chelem, nerveux face au n°16 mondial au premier tour ? Ça n’a aucun sens. Pour moi, ça a tout son sens. Il y tient. Il y tient énormément. Imaginez que vous passiez un examen pour lequel vous ne vous sentez pas prêt… C’est pareil ici. Mon analyse n’a donc pas changé. »
Publié le vendredi 16 octobre 2026 à 19:45
