Nouvel entraîneur du Paris FC depuis cet été, Liam Rosenior retrouve, samedi, pour le compte de la 5e journée de Ligue 1, Strasbourg, le club dans lequel il s’était révélé.

Passer la publicité Passer la publicité

«Je ne pouvais pas refuser cette occasion à ce stade de ma vie». C’est sur ces mots que Liam Rosenior, le 6 janvier 2026, annonçait son départ de Strasbourg pour Chelsea. Une annonce qui n’avait pas manqué d’enrager les supporters strasbourgeois, qui dénonçaient «une étape supplémentaire, humiliante, dans l’asservissement du Racing à Chelsea», faisant référence à la multipropriété. Amers, les fans du RCSA se sont sûrement réjouis lorsque quatre mois plus tard, les dirigeants anglais ont décidé de mettre un terme à la collaboration avec l’entraîneur de 42 ans. Ils auront l’occasion de lui rappeler l’amertume, samedi (17h15), lors de la rencontre comptant pour la 5e journée de Ligue 1 entre le Paris FC et Strasbourg, à Jean Bouin.

Puisque, fort d’une belle côte tout de même, l’Anglais n’a pas attendu très longtemps pour retrouver un nouveau banc. Début juillet, le Paris FC, toujours dans l’objectif de grandir jour après jour depuis le rachat de la famille Arnault, annonçait l’arrivée du technicien. «Son approche d’un football ambitieux, attractif et offensif résonne avec les ambitions du club pour l’avenir», déclarait le club de la capitale. Et ça n’a pas manqué.

On doit continuer à travailler dur, à rester humbles.

Liam Rosenior

Si la préparation n’a pas souri aux Parisiens, le début de championnat est (très) prometteur. Quatre matches, deux victoires et deux nuls. Un beau ratio qui permet au PFC de se placer à la 4e position à égalité avec l’Olympique Lyonnais (8 points). En prime, une belle victoire à Marseille (2-3) lors de la 3e journée, dans laquelle Lassine Sinayoko s’est illustré avec un triplé. Une performance remarquée par son entraîneur. «C’était un match parfait pour Lassine. Il aime ce stade, il avait déjà marqué ici avec Auxerre. Je suis content de ses buts mais aussi de ses courses, de son pressing, de tout son travail pour l’équipe. Quand on travaille comme ça, on est récompensé. Je suis super content de son match».

Tout semble alors aller pour le mieux du côté du Paris FC. Mais Liam Rosenior ne veut pas s’enflammer. «Pour l’instant, je veux juste gagner le prochain match», déclarait-il après la victoire sur la pelouse de l’OM. «On pense qu’on peut réussir quelque chose sur le long terme, en construisant. Mais à court terme, on doit continuer à travailler dur, à rester humbles et à ne penser qu’au prochain match». Et à l’occasion, ce sera Strasbourg, club qu’il connaît particulièrement bien.

Initiateur d’une belle épopée en Ligue Conférence

Avant de quitter le navire pour rejoindre les Blues, l’entraîneur anglais avait su créer un vrai groupe, une véritable identité de jeu avec des joueurs jeunes. Un jeu porté vers l’avant qui avait permis au club alsacien de terminer l’exercice 2024-2025 à la 7e place en championnat, synonyme de barrage pour la Ligue Conférence. Face au club danois de Brondby, Liam Rosenior et ses joueurs se qualifieront pour le tableau principal et retrouveront l’Europe, 19 ans après. L’accomplissement.

Mais, après des débuts canons avec cinq victoires et un match nul lors des six premiers matches de la phase de ligue, Rosenior est débauché à Strasbourg. S’il ne termina pas la belle épopée strasbourgeoise, - remplacé par son homologue Gary O’Neil - le coach anglais pourra se vanter les mérites d’avoir propulsé un bon vent de fraîcheur. Le RCSA terminera premier de la phase de ligue et se hissera jusqu’en demi-finales, où il sera éliminé par les Espagnols du Rayo Vallecano (2-0 score cumulé).

Fini le temps de se remémorer le temps d’avant, Liam Rosenior a su rebondir très vite après son échec cuisant à Chelsea. C’est au Paris FC que l’Anglais poursuit sa jeune carrière d’entraîneur. «C’est un projet où le potentiel est grand. Je ne pouvais pas dire non à ce projet aussi ambitieux», expliquait l’ancien arrière droit lors de sa conférence de presse d’intronisation, lors de laquelle il avait tenu à rendre hommage à son ancien club. «Quand j’ai quitté Strasbourg, c’était avec beaucoup d’enthousiasme pour un nouveau challenge, mais aussi beaucoup de tristesse. Maintenant je vais les affronter en championnat, il y aura beaucoup d’émotion». Pourtant, il ne faudra pas trop en avoir samedi lors des retrouvailles.