Découvrez ce qui a plu et déplu à notre envoyé spécial au stade Jean-Bouin après la victoire du Paris FC contre l’OGC Nice lors de la deuxième journée de Ligue 1 dimanche (3-0).
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COUPS DE CŒUR
Kebbal, l’assurance frisson
Son petit gabarit (1,69 m), son jeu de jambes et sa dextérité dans les espaces les plus infimes font d’Ilan Kebbal un joueur différent. Les presque 8.000 abonnés du stade Jean-Bouin viennent en partie pour lui, et sa capacité à faire des différences s’est encore vue dimanche. L’international algérien a provoqué un penalty après avoir dribblé Xavier Mandza-Tsiendi et subi la faute de Youssouf Ndayishimiye (17e).
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Quand il ne signait pas quelques arabesques pour faire plaisir au public, il distillait une passe décisive, simple à faire pour un ailier de niveau Ligue 1 mais non moins bien dosée, à l’attention de Samir Chergui (51e, 2-0). Sorti avec le sentiment du devoir accompli à la 83e minute, remplacé par Hamari Traoré.
20 dernières minutes emballantes
Entre la première mi-temps oubliable et les 20 dernières minutes, c’était le grand écart à Jean-Bouin. Entre la 67e et la 72e, deux arrêts de Kevin Trapp, une grosse occasion de Rudy Matondo et une aile de pigeon d’Otavio sur corner ont égayé la partie. L’OGC Nice a été contraint de se découvrir, et le PFC a flairé la moindre chance d’enfoncer le clou. Ce qu’il a fait non pas grâce à Patrick Zabi qui a gâché seul face au gardien Yehvann Diouf (86e), mais grâce à Vincent Marchetti en renard des surfaces (89e, 3-0).
Jean-Bouin peut vibrer quand il le veut
Ces instants plus débridés sur la pelouse, par ailleurs d’un état correct contrairement à celle de son voisin du Parc des Princes, ont coïncidé avec une chaleur grandissante dans l’enceinte parisienne. Les Ultras Lutetia, longtemps seuls à mettre l’ambiance, ont fini par être rejoints par les tribunes latérales, notamment sur un clapping. Jean-Bouin (16.900 places) n’était pas loin d’avoir fait le plein pour sa première de la saison.
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COUPS DE GRIFFE
Les supporters niçois absents
L’atmosphère était belle. Elle aurait pu être plus belle avec des supporters adverses. Ou pas, car on sait comment peuvent vite déparer des matches de football. Mais les joueurs de l’OGC Nice avaient tout autant le droit que leurs homologues de recevoir du soutien. Ils en ont été privés en raison d’un arrêté du ministère de l’Intérieur. Nous sommes en août 2026 et les pouvoirs publics ne sont toujours pas capables d’organiser des déplacements de supporters en toute sécurité. Regrettable.
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Les Aiglons n’ont pas encore éclos
C’est pour l’instant une coquille vide qu’a Olivier Pantaloni sous les yeux. Après 180 minutes cette saison, Nice n’a pas encore marqué et n’a pas souvent semblé proche de le faire dimanche, en dehors de ces quelques minutes de folies mentionnées plus haut. Ni Sofiane Diop ni Gautier Hein n’ont su dynamiter la défense parisienne, et l’entrant Elye Wahi, de nouveau prêté par Francfort, n’est pas encore au point.
Simon toujours pas arrivé à Paris
Il était l’un des noms qui faisaient saliver les amateurs de football en regardant le mercato du PFC il y a un an. Nous sommes une douzaine de mois plus tard, et c’est toujours le jumeau maléfique de Moses Simon qui porte son maillot. Où est passé le feu follet du FC Nantes, ce dribbleur nigérian qui débloquait des matches sur des exploits individuels ?
Il avait débuté sur le banc la semaine dernière à Troyes (0-0), où ses 45 minutes de jeu n’avaient eu aucun impact. Luca Koleosho blessé, Simon était titulaire dimanche, et il a encore pioché. Déconnecté de ses partenaires sur l’aile gauche, il n’a fait quasiment aucune différence. Remplacé par Rudy Matondo vers l’heure de jeu (63e).
