Au micro de RMC Sport et avant la reprise du Top 14, le capitaine du Stade Toulousain évoque le prochain Mondial, objectif ultime du rugby français.
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Antoine Dupont a déjà des fourmis dans les jambes. Et rêve de l’Australie. Au moment de débuter une nouvelle saison sous les couleurs du Stade Toulousain (qui se déplace sur la pelouse de La Rochelle, dimanche à 21h05), le demi de mêlée international s’est livré sur l’échéance Coupe du monde (1er octobre-13 novembre 2027), dernier trophée qui manque à son palmarès démesuré. «Ça commence maintenant. D’avoir le sérieux, l’exigence, la concentration pour être performant en octobre 2027», confie l’intéressé au micro de RMC Sport .
Après une saison rendue difficile par son retour de blessure et un manque d’enchaînement, le natif de Castelnau-Magnoac mesure l’importance de l’année qui se présente. «On a assez d’objectifs à court terme pour se projeter sur le moment présent et arriver à se concentrer sur les échéances qui arrivent». Et d’ajouter : «On a la Nations Cup en novembre, la Coupe d’Europe en club et tout ce qui va s’enchaîner, le Tournoi également. On a plein de petits objectifs à court terme. Mais évidemment que dans un coin de la tête c’est pour se préparer à la Coupe du monde.»
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«Je pense que toute notre génération, on a manqué le rendez-vous de 2023»
Trois ans après le traumatisme de l’élimination en quart de finale, le capitaine du XV de France se veut lucide sur les chances restantes de cette génération dorée : «Je pense que toute notre génération, on a manqué le rendez-vous de 2023. Là on aura la chance, l’opportunité j’espère, de faire mieux. Évidemment qu’on a tous cet objectif-là en tête et pour la plupart, c’est peut-être notre dernier aussi. Donc on sait qu’il n’y aura pas d’autres chances et j’espère que ça nous motivera à ne pas nous mettre une pression supplémentaire, mais au contraire nous donner plus d’énergie et de niaque pour aller chercher.»
Et les États-Unis, en 2031 ? L’intéressé, qui aura alors 33 ans, se veut prudent : «Les jambes seront différentes, l’âge sera avancé. Donc j’espère pouvoir la faire, mais on ne peut pas savoir de quoi demain est fait. Alors autant être dans le présent pour le moment.»
