Plus de quatre ans après l’invasion russe de l’Ukraine, le Comité international olympique (CIO) a levé une partie des restrictions imposées aux sportifs russes, qui pourront viser les JO 2028, même dans les sports d’équipe.

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L'Agence mondiale antidopage (AMA) est «vigilante» et va renforcer le suivi des athlètes russes d'ici les prochains Jeux olympiques de Los Angeles en 2028, après leur réintégration début juillet par le CIO, a indiqué son directeur général. Plus de quatre ans après l'invasion russe de l'Ukraine, le Comité international olympique (CIO) a levé une partie des restrictions imposées aux sportifs russes, qui pourront viser les JO 2028, même dans les sports d'équipe.

«On n'est pas naïf» et «on va être vigilants parce que les autres athlètes vont vouloir être rassurés», a déclaré mercredi le directeur général de l'AMA, Olivier Niggli, lors d'un entretien à Montréal, où est basée l'organisation. Comme l'a demandé le CIO, «on va renforcer ce dispositif (...), un certain nombre de tests devraient être effectués en amont sur les athlètes internationaux susceptibles d'aller aux Jeux» par «une autre entité que l'agence nationale russe», a-t-il ajouté.

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«Mais, aujourd'hui, on n'a pas d'élément concret qui viendrait agiter le drapeau rouge. Il n'y a plus de laboratoire (accrédité par l'AMA) en Russie. Tous les échantillons sont analysés à l'étranger, ils ne peuvent plus faire leur cuisine interne comme ça s'était produit à Sotchi. En ce moment, ce n'est pas possible», a poursuivi M. Niggli.

L’agence antidopage russe reste suspendue

Le dopage institutionnalisé en Russie a culminé lors des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014 et reste le plus retentissant scandale auquel l'AMA a dû faire face depuis sa création en 1999, dans la foulée de l'affaire Festina qui avait entaché le cyclisme.

Cette tricherie orchestrée au plus haut niveau de l'État a valu à la Russie d'être privée de son drapeau, de son hymne et de ses symboles officiels aux Jeux de Tokyo, en 2021, puis aux Jeux d'hiver de Pékin l'année suivante, par une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS).

L'agence antidopage russe (Rusada) est toujours suspendue jusqu'à nouvel ordre par l'AMA. Lever cette suspension nécessitera un «audit, en personne, à Moscou», qui n'a «pas été possible» jusqu'ici en raison de «la situation politique et de la guerre» en Ukraine, a expliqué à l'AFP le président de l'AMA, Witold Banka.

«Pas de place pour la politisation»

Au-delà du cas russe, M. Banka insiste sur la nécessité de renforcer l’indépendance des tests lors des grandes compétitions et pousse pour l’instauration d’un cadre clair excluant les agences nationales antidopage du processus. «Nous voulons instaurer des règles plus solides pour que des entités indépendantes soient les seules à tester les athlètes», a-t-il insisté.

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Cette proposition a été vertement critiquée en juin par l’agence antidopage américaine (Usada), avec qui l’AMA est à couteaux tirés. Difficiles depuis de longues années, les relations entre les deux organisations ont été envenimées par la révélation dans la presse, au printemps 2024, que 23 nageurs chinois avaient été testés positifs en 2021 à une substance interdite sans être sanctionnés.

À deux ans des JO de Los Angeles, M. Banka assure que ces mauvaises relations ne mineront pas l’antidopage lors de la compétition. «Il n’y a pas de menace sur les Jeux (...). Nous avons une très bonne relation avec le comité d’organisation», a-t-il assuré. «Il n’y a pas de place pour la politisation de l’antidopage».