Après trois trophées consécutifs qui avaient récompensé le Stade Toulousain, c’est le staff du MHR dirigé par Joan Caudullo qui a été mis à l’honneur, ce lundi, lors de la 22e Nuit du Rugby.

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Un vent de changement dans le rugby pro. Après trois titres attribués au staff du Stade Toulousain d’Ugo Mola, sacré champion de France entre 2023 et 2025, c’est celui de Montpellier - finaliste malheureux en juin dernier face… à Toulouse - qui a été récompensé, ce lundi soir, lors de la 22e Nuit du Rugby à l’Olympia, devant les staffs toulousain et palois. Un gros coup de projecteur pour le manager Joan Caudullo, peu connu du grand public et adoubé par Bernard Laporte désormais directeur du rugby du MHR. Ancien talonneur puis responsable du centre de formation du club héraultais, le technicien de 44 ans, qui vient de prolonger son bail dans l’Hérault jusqu’en 2029, a su remettre le club héraultais au premier plan, après plusieurs saisons en dents de scie dans la foulée du premier titre de champion de France remporté en 2022.

Il y a quatre ans, Philippe Saint-André (assisté d’Olivier Azam, Jean-Baptiste Élissalde, Alexandre Ruiz, Bruce Reihana) avait été couronné après avoir soulevé le bouclier de Brennus. La suite avait été compliquée… Pour retrouver les avant-postes, Joan Caudullo a composé un staff très élargi avec Benoît Paillaugue (attaque), Geoffrey Doumayrou (défense), Didier Bès (mêlée), Antoine Battut (touche), Benson Stanley (rucks et attitudes au contact), Jérémy Valls (consultant skills et jeu au pied) mais aussi Jesse Mogg (entraîneur de la formation) et Gaëlle Mignot (formation et adjointe rucks/attitudes au contact).

Quand je vois Joan (Caudullo), j’ai l’impression de revenir trente ans en arrière. C’est appliqué, ça travaille bien

Bernard Laporte

En plus de sa casquette d’entraîneur adjoint en charge de la défense à Montpellier, Geoffrey Doumayrou va également occuper cette fonction au sein du staff du XV de France, à partir de la deuxième partie du Championnat des nations en novembre (Fidji, Afrique du Sud, Argentine), a annoncé samedi le sélectionneur Fabien Galthié. L’ancien trois-quarts centre international (13 sélections) va succéder à l’entraîneur anglais Shaun Edwards, qui avait quitté ses fonctions après le dernier Tournoi des six nations et avait été remplacé temporairement cet été par Gérard Bastide. «Ce double projet est positif à la fois pour le club et pour l’équipe de France», a salué Fabien Galthié, qui voit dans Doumayrou «un très bon jeune entraîneur».

Avant la dernière finale du Top 14, Joan Caudullo avait confié qu’il n’est «ni un druide ni un magicien» : «Quand je vois certains mecs il y a deux ans à Grenoble (match d’accession-relégation remporté sur le fil pour se maintenir dans l’élite, NDLR), je trouve que le travail qu’on a réussi à faire, et c’est une sacrée fierté, c’est de les avoir amenés à leur niveau. J’essaie juste d’accomplir cette mission avec ma façon de faire.» Et Bernard Laporte de raconter : «Quand je vois Joan, j’ai l’impression de revenir trente ans en arrière. C’est appliqué, ça travaille bien. Il sait que c’est lui qui est exposé. Je suis là pour l’aider, le conseiller si c’est nécessaire.»