Absent depuis son sacre à Wimbledon le 12 juillet dernier, Jannik Sinner a annoncé son forfait pour la fin de saison : « En concertation avec les médecins, nous avons décidé que je devais suivre un traitement pour mon genou. »

En conférence de presse à Shanghai, où il va tenter d’enchaîner après son titre à Pékin, Novak Djokovic a assez longuement réagi à cette annonce du numéro 1 mondial.

« Je n’ai pas eu de nouvelles de Jannik depuis qu’il s’est blessé. Je vais le contacter pour prendre de ses nouvelles. Je ne sais pas vraiment de quoi il s’agit. Si quelqu’un dit que c’est un genou, d’autres disent autre chose, je ne suis pas sûr exactement. Mais en tant que personne ayant subi des blessures graves au cours de ma carrière, notamment une blessure au coude qui m’a tenu à l’écart pendant six ou sept mois, en 2017, je sais donc à quel point c’est difficile, et à quel point il est difficile de faire son retour. Quand on est absent du circuit pendant si longtemps, pour faire son retour, il faut gérer davantage de choses que d’habitude. Surtout sur le plan mental. Bien sûr, physiquement, si on est prêt, on est prêt. On évalue ça en permanence avec son équipe, puis on revient jouer au plus haut niveau quand on a le feu vert. Mais ensuite, c’est mental. Tu es sur le court et tu te dis : ‘Est‐ce que je suis vraiment complètement guéri et libre de me lancer dans cette aventure ?’, a déclaré le Serbe avant de revenir plus précisément sur le cas de Jannik Sinner.

Pour Jannik, s’il s’agit d’un genou, évidemment ça affecte tout. Ça affecte chacun de ses mouvements. Je suis sûr qu’avec son équipe, il fait les bons choix. Il a été le meilleur joueur du monde, et il a été une figure dominante ces dernières années, aux côtés de Carlos ; le tennis lui manque, c’est certain. J’ai entendu qu’il veut raisonner à long terme et c’est la chose la plus intelligente à faire. C’est important de se donner plus d’années de carrière, afin d’avoir plus de chances d’atteindre tous ses objectifs. »