Samedi, la Française est devenue la première femme de l’histoire à enchaîner deux 100 km sous les 8 heures en une semaine.
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Un record peut en cacher un autre. Stéphanie Gicquel l’a fait. Après sa performance historique samedi dernier lors des 100 km de Millau, devenant ainsi la première femme à terminer cette course mythique en moins de 8h, la Française compte un nouvel exploit à son palmarès. Samedi, l’athlète a parcouru les 100 km de la Somme en 7h49. Deux 100 km sous la barre des 8h en seulement une semaine. Mémorable. Cet enchaînement à ce niveau (niveau International A du barème FFA & World Athletics c’est-à-dire sous les 8h pour une femme) est une première mondiale.
Les 100 km de la Somme présentent un tout autre profil, plus classique, que ceux de Millau. C’est un format horizontal et roulant, sans dénivelé. Comme pour un marathon. Le parcours longe les berges de la Somme depuis Amiens sous forme d’aller-retour. La température est aussi beaucoup plus fraîche. Partie prudemment à 4’37/km pour «voir comment le corps réagit à cet enchaînement», Stéphanie Gicquel a commencé à accélérer à partir du 50e km pour monter progressivement à 4’15/km.
La fin de course a été plus délicate à partir du 75e km à cause de la difficulté à s’alimenter. «J’avais puisé dans mes réserves de glucides suite au 100 km précédent, il a été difficile de les reconstituer dans la semaine», confie-t-elle. La Française a géré la fin de course autour de 5’00/km et a terminé 3e féminine. Le parcours a aussi été marqué par la performance étincelante d’Esteban Vacelet, un jeune de 20 ans qui a couru en 6h14 (à moins d’une minute du record de France).
Un enchaînement en guise d’entraînement pour l’objectif ultime
Cette course des 100 km de la Somme s’inscrit dans un plan d’entraînement en vue de son objectif ultime en ultra distance : améliorer le record de France des 24 heures qu’elle a établi en 2022 (253,6 km) et tenter d’améliorer le record du monde de cette discipline (278 km sur route, 262 km sur piste). «J’y travaille depuis plusieurs années pour permettre à mon corps de s’adapter progressivement, sans le brusquer. Je sais maintenant que mon corps peut enchaîner des sorties longues de 100 km voire plus de manière rapprochée. Et l’absence de courbatures après la course me laisse penser qu’enchaîner avec une 3e sortie de 100 km serait envisageable. Cela me donne donc des outils supplémentaires pour progresser dans la planification de mon entraînement avec mon entraîneur Jérémy Cabadet. J’avais déjà enchaîné des marathons mais je n’avais jamais fait le test sur le format 100 km», explique la Carcassonnaise.
Stéphanie Gicquel prendra la direction des États-Unis en fin d’année pour continuer à monter en puissance sur des formats 100 miles et 24 heures. Avec une première étape le 19 décembre à Phoenix (Arizona) où l’adepte de la course d’ultrafond avait amélioré le record de France des 24 heures sur piste en 2024 (249,3 km).
