Même si elle visait l’or à Bakou, la Française, battue en quarts de finale, est parvenue à se remobiliser pour monter sur la troisième marche du podium.
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Shirine Boukli visait l’or à Bakou, synonyme de premier titre mondial en carrière. «Un rêve de petite fille», nous avait-elle confiés avant de s’envoler en Azerbaïdjan. Malheureusement, une défaite en quarts de finale face à la Russe Marina Vorobeva est venue briser son ambition. À la grande colère du président de la Fédération française Stéphane Nomis, qui ne mâchait pas ses mots sur RMC : «Shirine a 27 ans, elle doit mieux se connaître que ça. Elle n’a pas le droit de perdre comme ça. Elle sait qu’elle n’a pas le droit de faire ça sur un Championnat du monde alors qu’en face, il y a une fille qui est largement à sa portée. Elle doit gagner ce combat-là.»
Un constat implacable, et sans langue de bois. Néanmoins, la Française a su se remobiliser dans le tableau des repêchages pour écarter, dans un premier temps, la Brésilienne Clarice Ribeiro, sur un waza-ari. Avant d’en faire de même lors du combat pour la troisième place face à la Mongole Baasankhuu Bavuudorj, vice-championne olympique lors des JO 2024. Une victoire construite savamment, patiemment, lors d’un golden score stressant, mais qui tournait à son avantage suite à une troisième pénalité infligée à la judokate asiatique.
Vice-championne du monde en 2023, quintuple championne d’Europe et médaillée de bronze lors des JO 2024, la Gardoise ajoute un podium international de plus à son palmarès. Le premier de l’équipe de France lors de ces Championnats du monde après les échecs, en moins de 60kg, de Luka Mkheidze et Romain Valadier-Picard. Un résultat qui ne suffira pas, sans doute, à atténuer pleinement sa déception, ni celle de Stéphane Nomis. Mais la belle réaction d’orgueil de Shirine Boukli demeure intéressante à moins de deux ans des Jeux de Los Angeles.
