Opposée en demi-finale à Bakou à la Japonaise Akari Omori, la Française s’est inclinée en chutant lourdement sur les cervicales. Ce qui l’a contraint à renoncer à son combat pour le bronze.

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La double sanction. Terrible. Face à la Japonaise Akari Omori en demi-finales des Championnats du monde à Bakou, Sarah-Léonie Cysique voulait entretenir son rêve de décrocher le premier titre mondial de sa carrière. À 28 ans. Après avoir déjà goûté au bronze mondial l’an dernier, ou encore à l’argent olympique à Tokyo en 2021. Mais au bout de seulement 19 secondes de combat, la Française a été foudroyée par la première réelle attaque de son adversaire. Une très douloureuse boite, comme on le dit dans le jargon des tatamis. Retombée lourdement sur la tête et le cou, au niveau des cervicales, la native de Sarcelles restait au sol. Prise en charge par le personnel médical qui lui posait une minerve.

De simples précautions ou le signe d’une sérieuse blessure ? Au vu des images, l’optimisme n’est pas de mise dans l’optique de voir la pétillante Française disputer son combat pour une médaille de bronze. Et à peine vingt minutes après, la sanction tombait : forfait face à la Croate Ana Viktorija Puljiz. Un crève-cœur alors que Léonie-Cysique avait réalisé un début de journée enthousiasmant. Pour son entrée en matière face à la Finlandaise Pihla Matikainen, la Tricolore a récité ses gammes pour infliger deux waza-ari en toute décontraction. En 8es de finale, en revanche, l’attendait un piège potentiel en la personne de la Turkmène Maysa Pardayeva, une jeune judokate de 21 ans qui monte avec son succès lors du Grand Prix de Qingdao (Chine) et sa médaille de bronze au Grand Slam en Mongolie…

Consciente du danger, la licenciée de l’ACBB prenait l’avantage d’un waza-ari avant d’effectuer un joli sauvetage au sol, alors qu’elle paraissait être dans une situation compliquée. Le combat suivant, lui, s’avérait expéditif. Opposée à la Serbe Marica Perisic, une adversaire qu’elle connaissait bien pour l’affronter pour la dixième fois de sa carrière, Léonie-Cysique ne tergiversait et s’imposait sur un ippon en 1’40’’. Sans user inutilement de l’énergie, donc. Malheureusement, cela n’allait pas suffire face à la Japonaise Omori, qu’elle avait battue en début d’année au Grand Slam de Paris avant que la Nippone ne prenne sa revanche à Oulan-Bator quelques semaines après. La belle, elle, aura été brutale pour la Française, dont il faut désormais espérer que la blessure ne s’avère pas trop grave.