Battu en demi-finales à Bakou par le Japonais Ryuga Tanaka, le jeune Français de 20 ans disputera un combat pour décrocher la médaille de bronze.

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Le coup de massue lié à l’élimination, dès son entrée en lice, du tenant du titre Joan-Benjamin Gaba à peine digéré qu’un autre Français est venu ramener un petit rayon de soleil dans le clan hexagonal. À 20 ans, Dayyan Boulemtafes disputera ce mardi après-midi un combat pour la médaille de bronze aux Championnats du monde organisés à Bakou. Une magnifique performance pour celui qui était monté sur la troisième marche du podium à Tbilissi lors des Championnats d’Europe en avril dernier, une performance qui lui avait ouvert les portes d’une première sélection mondiale. Et pour une première, le licencié du Paris SG n’a visiblement pas été englouti par la pression de l’évènement…

Si ce n’est, sans doute, lors de son entrée en matière, balbutiante, face au Kazakh Angsarbek Gainullin, qu’il écartait au jeu des pénalités après deux minutes et demie tendues lors du golden score. Une victoire qui avait le mérite de le décrisper au vu de son combat suivant, remporté sans l’ombre d’un doute sur une immobilisation parfaite aux dépens de l’Australien Kohsei Toyoshima. En 8es de finale, il se retrouvait alors face au champion d’Europe 2024, le Russe Danil Lavrentev. Crispant, serré, l’affrontement allait tourner à l’avantage du Français lors d’un nouveau golden score, sur un waza-ari libérateur. Direction les quarts de finale où l’attendait le judoka local Rashid Mammadaliyev…

Du très solide, donc, en la personne du 5e mondial, vainqueur un peu plus tôt cette année du Grand Slam en Hongrie. Pourtant, c’est bien Dayyan Boulemtafes qui allait s’imposer au terme d’une démonstration technique, en infligeant deux yuko à son rival, l’un d’un mouvement d’épaule, l’autre sur un balayage à montrer dans les écoles de judo. Finalement, sa jeunesse, le Français allait la payer en demi-finale contre le Japonais Ryuga Tanaka. Auteur jusqu’ici d’une saison discrète avec notamment une défaite au 1er tour du Grand Slam à Paris et une au 2e à celui en Mongolie, le Nippon s’est réveillé au bon moment. Y compris lors de cette demi-finale où il paraissait dominé avant de profiter d’une erreur d’inattention de Boulemtafes pour lui infliger un waza-ari décisif. Reste désormais à celui-ci à se remobiliser pour décrocher le bronze face à l’Israélien Yehonatan Elbaz (50e mondial). Rien d’impossible, sur le papier.