Battue en quarts de finale par la Russie, puis en repêchages par la Géorgie, l’équipe de France, double championne olympique en titre, termine loin du podium ce dimanche.
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Jusqu’au bout, l’équipe de France de judo aura souffert à Bakou, théâtre des Championnats du monde. Après sept jours de compétitions individuelles pour un maigre bilan – en regard des ambitions affichées par la Fédération de décrocher quatre titres – de deux médailles d’argent et autant en bronze, les Bleus ont sombré dans la compétition par équipes. Celle qui leur avait permis de finir en beauté les Jeux olympiques de Tokyo en 2021 en terrassant les Japonais chez eux. Avant de confirmer, trois ans plus tard, à Paris, au terme d’une finale d’anthologie contre les Nippons achevée sur un coup de roulette magique et une dernière victoire, restée dans la légende, de Teddy Riner.
Mais ce dimanche, dans la capitale azerbaïdjanaise, point de Teddy Riner, encore convalescent suite à une blessure à l’épaule, ni de Clarisse Agbégnénou ou de Joan-Benjamin Gaba, les autres héros de l’Arena Champ-de-Mars. Et surtout, aucune aide, cette fois, de la roulette, qui n’aura guère été favorable aux ambitions bleues. La journée avait pourtant commencé normalement par une victoire, sereine, sur le Kazakhstan, même si Tieman Diaby, en plus de 90kg, s’était incliné d’entrée, lançant ainsi ce qui allait être une journée cauchemardesque pour lui. Mais derrière, Martha Fawaz remettait les Bleus dans le sens de la marche d’un petit yuko bienvenu, avant que Dayyan Boulemtafes, Clémence Emé et Aleksa Mitrovic ne remportent leur combat respectif (4-1). Direction les quarts de finale et la Russie…
Une rencontre qui démarrait plutôt bien pour la France avec les succès de Boulemtafes, l’impeccable médaillé de bronze en moins de 73kg qui a pris une nouvelle dimension lors de ces Mondiaux du haut de ses 20 ans, et de Clémence Emé. En tête deux victoires à une, les Bleus voyaient les Russes revenir au score grâce à l’ippon de Mansur Lorsanov sur Aleksa Mitrovic mais derrière, Romane Dicko surclassait Elis Startseva de la tête et des épaules (3-2). Las, au moment de conclure, Diaby tombait sur un os en la personne de Tamerlan Bashaev (3-3) et la fameuse roulette désignait la catégorie des moins de 90kg. Celle d’un Mitrovic qui s’inclinait de nouveau face à Lorsanov. La perspective de titre venait de s’envoler. Restait la voie des repêchages pour envisager le bronze…
Mais celle-là n’allait pas se montrer plus favorable. Opposés à la Géorgie, les Bleus ont sensiblement vécu le même scénario qu’en quarts. À savoir un départ impeccable avec les succès de Boulemtafes et Emé (trois victoires en trois combats ce dimanche), puis la chute de Mitrovic face à Lasha Bekauri, qui relançait un peu les Géorgiens (2-1). Mais Léa Fontaine infligeait un tonitruant ippon à Sophio Somkishvili pour rapprocher la France d’un duel pour la troisième place. Sauf que Diaby ne pouvait rien contre Irakli Demetrashvili (ippon), de même que Martha Fawaz face à la référence mondiale Eteri Liparteliani, numéro 1 des moins de 57 kg. Tout se jouait donc une nouvelle fois sur un ultime combat désigné par la roulette. Et manque de chance, celle-ci désignait la catégorie d’un Mitrovic n’ayant clairement pas les armes pour surprendre le double champion olympique qu’est Bekauri en moins de 90 kg. Résultat, les Bleus s’inclinent 4-3 et terminent ces Mondiaux sur une nouvelle fausse note. Avec un bilan loin de celui espéré. À deux ans des Jeux olympiques à Los Angeles, et un an après des Mondiaux déjà guère emballants à Budapest (quatre médailles aussi pour un titre), le tableau se noircit…
