PORTRAIT - Candidate à l’or lors des championnats du monde à Bakou et victime récemment de grossophobie, la Française est déterminée à combattre sur tous les fronts.
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En remportant le Grand Slam de Lausanne le 30 août dernier, Léa Fontaine a décroché un premier graal personnel en devenant numéro 1 mondiale dans sa catégorie des plus de 78 kg. Celle des lourdes, selon le jargon du judo, qui n’y associe aucune connotation péjorative. Une consécration, à 24 ans, qui a tourné au cauchemar, hors des tatamis. Insultes, railleries sur son physique, attaques racistes… Tout y est passé sur les réseaux sociaux, théâtre d’excès en tout genre, où la modération n’a guère droit de cité. Insupportable. Et intolérable, aux yeux de la jeune femme, qui a décidé de porter plainte. « Pour que ça s’arrête », affirme-t-elle avec un calme olympien, sa marque de fabrique. Qui pourrait être associé à une forme de détachement. De façade, seulement.
« Je veux remercier tous les gens qui ont pu m’écrire pour me soutenir dans ma démarche », précise-t-elle alors qu’Emmanuel Macron lui-même a tenu à lui apporter son soutien par le biais de son cabinet. « Je pense qu’il fallait…
